MADAME LOUISE ACKERMANN VU
dance du grand Frédéric. Touchée par les sentiments qu'il lui témoignait et malgré son éloignement du mariage, elle consentit à Tépouser en 1844. La parfaite conformité de leurs goûts lui promettait le genre de bonheur qu'elle préférait :
« C'est un fort aimable garçon, plein de vues neuves en philosophie et. en poésie; c'est un esprit fin et très observateur et dont j'ai beaucoup appris, car nous avons le temps de causer cinq heures par jour, terme moyen, »
écrit-elle, en 1845, à sa sœur, Mme Girard.
Ce bonheur dura peu. Quelques mois à peine. Paul Ackermann tomba malade. Il lui dit tristement : « Tu n'avais qu'un défaut, c'était ta petite fortune. Sans elle, que ferionsnous maintenant? »
Jl fallait entendre M^e Ackermann répéter ces paroles...
Elle a écrit : « Il en est de certains points culminants de notre vie comme des hautes montagnes : quelle que soit la distance qui nous en sépare, ils nous paraissent toujours proches*. »
• Pensées éPune Solitaire.
rENiiES
' ~5 1 ,.:::'M. '« ridicules sont des
."■ .- -ces. Au milieu du concert mi-
'1^,'^^Zc:^ jnt l'oreille trè sévère
■./.Ic'ue MOcer.te fausse note du
'\ V.^a:.ceFendant, ne s'entendent . .V-.neriun bout à l'autre.
.endu difficile l»»'l«=f^
"■'"e... Le cœur qu'ont «ne fcs
•■", :::,ts pénétrants reste ex.- ^...•^7.ius capable de s'ouvnr a
■•";,,.;:.«. venue-Utaf»'^^''
, ,,jc d'autant pi»
d'abandon à ma haine contre la Religion, que je sens que cette haine est généreuse et qu'elle a ses racines dans les parties les plus élevées de mon être. C'est mon amour pour le bien, pour la justice et l'humanité, qui me rend hostile à ces monstruosités d'égoïsme et de fanatisme auxquelles tout dévot, s'il est conséquent avec lui-même, ne peut échapper.
Quand le poète chante ses propres douleurs il doit avoir la note sobre. Les cris personnels déchirants ne sont pas faits pour la poésie. Comme la Niobé antique, elle doit avoir la grâce de la douleur.
11 n'y a rien d'absolu ni d'arrêté dans