VIII MADAME LOUISE ACKERMANN
Espérant pour son mari de l'air natal, elle le ramène à Montbéliard. Il y meurt en 1846 :
« Nous mourons presque tous de mort violente; car comment nommer autrement cette rupture douloureuse des liens de la vie?...* »
Cette pensée, ainsi que les plus saillantes des poésies de M"*® Ackermann, est marquée de son déchirement, et ce déchirement n'estil pas la grandeur et la force de son inspiration?
Fuyant les pays où elle avait été heureuse, elle vint se fixer à Nice, attirée par une sœur de beaucoup sa cadette et très aimée :
... qu*à jamais le vent bien loin des bords m'emporte Où j'ai, dans d'autres temps, suivi des pas chéris. Et qu'aujourd'hui déjà ma félicité morte Jonche de ses débris I
Comment pourrais-je encor, désolée et pieuse. Par les mêmes sentiers traîner ce cœur meurtri. Seule où nous étions deux, triste où j'étais joyeuse. Pleurante où j'ai souri**}
** In Mentor tant.