‹ Pensées de J. Joubert, précédées de sa correspondance, d'une notice sur sa vie, son caractère et ses travauxChapitre 72 sur 123 · DE M. .1. JOUBERT. XCIII · texte numérisé non relu

DE M. .1. JOUBERT. XCIII

Toiivrier; mais je serais payé deux fois si Ton m'en savait quelque gré. N'est-ce point assez d'avoir profité le premier du bien que M. Joubert voulait faire , lorsque, plus ambitieux d'utilité que de gloire, il s'écriait : « Je ne suis plus qu'un tronc retentissant, mais quic( conque s'assied à mon ombre et m'entend devient « plus sage? » Si la longue halte que je viens de faire sous cet abri protecteur a laissé pénétrer plus de clartés dans mon esprit, plus de bonne volonté dans mon âme, plus de repos dans ma vie, qu'ai-je à demander

encore à la fortune ? Il ne me reste qu'à contempler

en silence les âmes privilégiées qui, sachant le comprendre à leur tour, s'élèveront avec lui sur les hauteurs où la voix des passions expire, oii tous les nuages se dissipent, et tous les horizons s'étendent.

Paul de RAYNAL.

Page 1