V. CAUSES DES PERSECUTIONS
669. — Ce ne sont pas les jésuites qu'on redoute , c'est FÉglise que l'on hait. Ce n'est pas le langage des catholiques que l'on blâme, c'est la vie du catholicisme que l'on veut suspendre, et, s'il se peut, étouffer. Les partis s'effraient des envahissements de la religion sur leurs domaines; ils s'en effraient et parce qu'ils sont irréligieux , et parce que , si la religion s'empare du peuple, si elle le moralise, si elle calme une partie de ses douleurs^ autant de force leur est enlevée. Mais quel sujet d'alarme y a-t-il là pour un gouvernement qui se dit ami de l'ordre et du bien? (6, p. 83.)
Oui , on en veut à l'Église : on veut arrêter ce flot qui monte et submerge déjà les systèmes de l'erreur, cette sève merveilleuse qui couronne de rameaux abondants le vieux tronc qu'on avait cru mort. (6, p. 92.)
670. — Il y a toujours ou de l'ineptie ou quelque grand vice dans les princes qui rompent avec l'Église , et souvent l'ineptie et le vice y sont à la fois. (46, p. 168.)
671. — Ce qui fait que les saints, malgré leur angélique bonté, déplaisent toujours à une quantité de gens, c'est que leur aspect est toujours une remontrance, et, chose souvent plus insupportable , une preuve des vérités augustes et salutaires de la religion des chrétiens. A cause de cela , ils blessent , on les hait , on se venge d'eux. (13, p. 56.)