XII. VERTU DU SANG RÉPANDU
684. — Quand Dieu met le fer aux mains de ses ennemis, c'est que leur chute est prochaine. Avec le sang des martyrs, Dieu convertit les bourreaux. (26, p. 114.)
685. — Il ne faut pas désespérer d'un peuple où Dieu daigne se choisir des martyrs. Le sang des martyrs a toujours été fécond. De ce sang il naîtra des vengeurs. Nous en avons pour gage le constant enseignement de l'histoire. Le bourreau couronné qui croit affermir sa tyrannie, creuse l'abîme où Dieu se prépare à le foudroyer. (6, p. 203.)
686. — Lorsque la grande majorité du clergé français préféra la pauvreté, l'exil et les supplices à l'apostasie, il fut évident que la religion ne périrait pas. Le premier homme qui mit la main à la renaissance catholique, ce fut le l)ourreau qui frappa le premier martyr. (10, p. 94.)
687. — Quand on envoie une idée dans les cachots, c'est le geôlier qui se charge de chaînes. Quand on
renvoie au bourreau, c'est le bourreau qui meurt. Dieu noie les triomphateurs dans le sang qu'ils ont répandu. (5, p. 5.)
688. — Ourdissez vos ruses , aiguisez vos glaives. Nous avons du sang à donner ! Vous ne savez pas ce que peut une prière, ce que pèse une goutte de sang. Si vous ne clouez pas nos lèvres , nous parlerons ; si vous nous emprisonnez, nous avons la prière, et les barreaux parleront. Que notre sang coule , Dieu le ramasse et le suspend sur vous! Il en laissera tomber une goutte sur vous, elle noiera vos armées. (22, p. 41.)