Quant à la question romaine, la science sa
crée, la science politique, la conscience, la raison ont parlé tour à tour. Ceux qui les ont entendues, ont appris à aimer la justice et à croire que Dieu seul est puissant et éternel. Ceux qui leur ont fermé l'oreille , entendront le tonnerre. Hélas! ce qui fait l'angoisse de nos cœurs, à nous fils catholiques de la France, ce n'est pas la crainte que Dieu ne soit point vengé. (29, p. 31.)
696. — La douleur qui nous est causée par les événements d'Italie, n'est empoisonnée d'aucun doute sur la solidité des promesses divines. Ce n'est pas Dieu qui manquera de parole, et ce n'est pas la papauté qui succombera le jour où triompheront ses ennemis. La société seule est menacée. Malheur à la société qui verra ce triomphe ! Enveloppée dans le désastre , l'œuvre de Dieu ne périra pas. Le désastre n'arrivera que pour la venger et la rajeunir. A cet égard, nos espérances n'ont pas besoin des garanties et des lumières humaines, et nous vivons en sécurité au milieu des ténèbres du moment, comme un enfant qui, la nuit, sent l'haleine de sa mère près de son berceau. (15 , p. 440.)
697. — Ne nous effrayons point de ce qui passe : la boue qu'on trouve sur les chemins indique qu'une bienfaisante pluie a fécondé la terre : la rage des méchants annonce un travail de Dieu. Nous ne perdons rien à ces avanies qui nous poussent éplorés dans le sanctuaire : du pied de nos autels ébranlés ou même abattus , nous nous relevons toujours assez forts pour les rebâtir plus imposants et plus vénérés. (6, p. 36.)