X. EST-IL BON DE DÉLAISSER l'ÉGLISE
188. — La papauté est l'âme du genre humain. Ou il faut vivre avec elle , ou il faut périr en s'en séparant. (8, p. 286.)
189. — La vie des sociétés humaines s'écroule par les blessures qu'elles font ou qu'elles laissent faire à l'ÉgliGe.(13,p.338.)
190. — Quand le Pape a dit : (j: Te ne peux pas, » toujours Dieu a dit : « Je ne veux pas. » (32, p. 37.)
191. — Sur les ruines de l'empire romain, les nations sont nées du christianisme, pour qu'il y eût tou-
jours quelque part une terre fidèle à Dieu, un bras armé pour les combats de Dieu, une arche où l'Évangile et la liberté puissent trouver un refuge. Quand un homme reconstituera l'empire universel, quand Pierre ne sera plus roi et n'aura plus de peuple qui combatte pour lui, alors Dieu et la liberté auront quitté la terre, et rien ne tombera plus du ciel que la foudre. (15, p. 540.)
192. — Le Saint-Siège aura toujours plusieurs protecteurs très-puissants sur la terre. Entre tous ces protecteurs, nous n'en nommerons qu'un : le temps. Celuilà n'a jamais manqué et ne manquera jamais ; il permet d'en refuser d'autres qui voudraient se rendre trop onéreux. Avec l'éternité on peut attendre, même dans les catacombes. Mais, si la papauté devait redescendre dans les catacombes, cela ferait au milieu du monde un grand creux! Beaucoup de trônes et même de peuples y tomberaient, qui n'en sortiraient pas comme la papauté. (15, p. 421.)
193. — Nous restons convaincu que les foudres spirituelles portent coup , tout comme au moyen âge , et qu'il y a toujours dans l'air des souffles qui font bientôt crouler tout ce qu'elles ont frappé. Ajoutons que ce qu'elles frappent aujourd'hui nous apprend à connaître ce qu'elles frappaient autrefois, et qu'en même temps que nous jugeons de leur puissance actuelle, nous pouvons apprécier leur justice passée. Ces grands hommes, ces héros de science et de vertu , que tant d'histoires calomnieuses pour la vérité nous ont fait honorer en dépit des légitimes malédictions de l'Eglise , les voilà ! Ils revivent dans leurs descendants et dans leurs imitateurs. Plus ou moins savants, plus ou moins éloquents, plus ou moins hardis, ils ne valaient en somme ni plus ni moins que ceux qui viennent de nous donner tant de hideux spectacles de forfanterie, de mensonge, d'orgueil et de scélératesse. Voilà les flatteurs de populace, les
destructeurs, les hérétiques de tous les temps ; ennemis du ciel et de la terre, fléau de l'imbécile humanité, qu'ils séduisent par l'appât du désordre et du mal ; tyrans à qui Dieu laisse sur nous un moment d'empire pour nous punir d'avoir méprisé ses lois et pour nous faire comprendre ce que la société peut devenir lorsqu'elle a secoué la protection du joug divin. (8, p. 150.)