IV. MISERICORDE DE DIEU
8, — Dans l'infinie mesure de sa miséricorde pour les hommes. Dieu semble prendre soin de ménager leur am.our-propre. Sauf en quelques circonstances extraordinaires, il ne brise pas les volontés; il les tourne, il les fait fléchir; sa toute -puissance nous attire et ne nous traîne pas. Nemo tam pater, dit Tertullien. Il suggère à des enfants rebelles tous les mouvements et tous les motifs qui peuvent les porter à lui demander pardon, s'industriant, ô bonté! pour les contraindre à revenir cVeiix - mêmes. Revenus, il les récompense, comme sil n'avait pas été les chercher sept fois et septante fois sept fois. (19, p. 151. )
9. — Envers les sociétés, comme envers les individus qui transgressent ses lois, Dieu use d'une miséricorde immense: il avertit, il attend, il suspend le cours commencé de sa vengeance ; il laisse aux coupables le temps de crier merci; il suscite des esprits pleins de force et de lumière, leur donnant mission, comme autrefois aux prophètes d'Israël , d'indiquer la voie droite à ceux qui l'ont quittée et qui ne la connaissent plus.
Néanmoins que ce coupable, aimé toujours, soit un peuple ou un homme. Dieu lui demande de se repentir et ne lui pardonne que s'il se repent. (11 , p. 15.)