‹ Pensées de M. Louis VeuillotChapitre 86 sur 216 · XIX. MALADIES · texte numérisé non relu

XIX. MALADIES

377. — Jésus dit au paralytique guéri : « Ne pèche plus désormais, de peur qu'il ne {'arrive quelque chose de pire. » Donc la maladie de cet homme avait été la suite de ses péchés. Encore que tous les maux corporels ne viennent pas du péché, dit saint Jean Ghrysostome, néanmoins le péché en est la cause la plus générale. Dieu punit le corps des fautes de l'âme, afin que la maladie du corps nous fasse penser à celle de l'âme sur laquelle nous nous abusons. Sa clémence fait tourner l'affliction de la chair à l'avantage de l'esprit. Nous ne tombons malades que par une disposition de la Providence souvent cachée, toujours utile, jamais injuste. Nous guérissons plus sûrement par la prière que par les remèdes des médecins, dont les plus sages ordonnances, d'ailleurs, ont pour objet de nous ramener, au moins matériellement, au respect de la loi de Dieu. La loi de Dieu est donnée au corps comme à l'âme, l'accomplir est utile à l'un comme à l'autre ; ce que l'on retire au corps, on le donne à la vie. ( 1 , p. 172.)

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