‹ Pensées... de religion et de moraleChapitre 37 sur 88 · SUR LE JUGEMENT · texte numérisé non relu

SUR LE JUGEMENT

tout sera confondu ; et d'homme à homme il nt^ restera plus d'autre différence que le mérite des oeuvres. Craignons dès maintenant celui qu'il ne sera plus temps de commencer à craindre ^ lorsqu'il se fera voir sensiblement à nous ^ le bras levé , et prêt à lancer la foudre sur nos têtes. Honorons-le et imitons4e dans les travaux et les humiliations de son premier avènement ^ si nous voulons nous le rendre favorable dans son avéne-ment glorieux, et au grand jour de ses vengeances éternelles.

Second point- Jugement par Jésus-Christ , afin que ce soit un jugement plus irréprochable. Comme Dieu est la vérité même et la sainteté^ c'est le caractère de tous ses jugemens, d'être saints et sans reproche. Dès que ce sont les jugemens du Seigneur 5 dit le prophète , ils n'ont point besoin de justification 5 puisqu'ils se justifient assez par eux-mêmes. Cependant^ afin que ce dernier jugement où tous les hommes seront cités , et qui fera la consommation des siècles, fût encore ^ autant qu'il est possible, et dans le sens que nous devons l'entendre, un jugement plus irréprochable, il falloit que Jésus-Christ même, rédempteur du monde, y tint la place de juge, et qu'il y prononçât la sentence. La preuve en est évidente, et la voici. Car s'il y a un jugement qui soit à couvert de tout soupçon; c'est-à-dire, s'il y a un jugement qui ne puisse être suspect ni de prévention ^ ni d'inimitié , ni d'antipathie , ni d'en-* vie, ni d'intérêt propre, ni de tout antre dispo-

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