‹ Pensées... de religion et de moraleChapitre 42 sur 88 · DU CIEL · texte numérisé non relu

DU CIEL

et je lui ai demandé qu'il me fit connoitre ma fin. J'ai considéré que mes jours sont mesurés^ et que toute la vie de Fhomme ici-has y n'est que vanité y qu^il thésaurise sans savoir pour qui ^ et qu^ après s^étre fatigué inutilement ^ il disparoît comme un songe. Hé ! quelle est donc mon attente 1 ai~je conclu; n^ est-ce pas le Seigneur y et ce qu'il me réserve dans sa gloire ? Que m'importe tout le reste ? Est-elle assaillie de disgrâces temporelles ^ de souffrances , d'adversités, de misères ? tout cela ne l'ébranlé point, parce qu'elle sait que tout cela ne sert, en l'éprouvant, qu'à lui assurer la couronne qui est le term^ de son espérance. Je souffre ^ s'écrie-t-ell^ avec i.adTkùn. l'apôtre des nations , mais je n^en point de confusion; et, au milieu de toute<^ les calamités bumaines, je ne me laisse pr^'^it déconcerter ni abattre : car je n'ignore p^^ quel est celui en qui j.e me confie ^ et je puis compter qu'il me garde mon dépôt y mon trésor ne périra point

entre ses maîns. Quel soutien ! et dans ce lieu d'exil où nous vivons, s'il peut y avoir quelgzie bonheur pour nous, en concevons-nous un autre que ce dégagement du cœur, que cette paix inaltérable , que cette indépendance de toutes les vicissitudes et de tous les événemens ; que cette force , cette fermeté supérieure à tout ce qu'il peut arriver dlnfortune, de pertes, de traverses, d'humiliations , d'infirmités ?

Que sera-ce si nous ajoutons l'onction sainte, et les consolations intérieures que l'on goûte à eontemplçT la maison de Dieu et toutes ses riches-

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