‹ Pensées... de religion et de moraleChapitre 48 sur 88 · SUR LE DÉLAI DE LA PÉNITENCE · texte numérisé non relu

SUR LE DÉLAI DE LA PÉNITENCE

Jam secujis ad radicem arhorum posita est,

La coignée est déjà à la racine des arbres, Luc. c. 3. g.

Il n'y a donc point lieu de différer et d'attendre > puisque Tarbre est si près de sa chute , et que }e coup qui doit l'abattre ^ va bientôt partir et le renverser. Parlons sans figure , ou tirons de cette figure l'avis important que Jean-Baptiste vouloit donner à tout pécheur actuellement engagé dans le désordre du péché , qui est de n'y point demeurer , de ne s'y point obstiner , mais de retourner promptement à Dieu , et de ne s'exposer pas aux suites funestes d'un retardement très-dangereux. Je dis d'un retardement très-dangereux; et sans insister sur ces accidens imprévus , où la mort, par un juste châtiment de Dieu, surprend un pécheur qui diflPère : mais pour ne prendre la chose que dans le cours même le plus naturel et le plus commun , arrétons-nous aux deux efFets les plus ordinaires du délai de la pénitence , et renfermons-les en deux propositions. Car le délai de la pénitence forme l'habitude du péché : c'est le premier effet et la première proposition. Eti^

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