SUR LA PRÉSENCE RÉELLE DE JÉSUS-CHRIST DANS LE SAINT SACREMENT
Cœnanfibus autem eis ^ accepit Jésus panem, et benedixit ac f régit ^ declitque discipulis suis ^ et ail : Accipite et commedite ; hoc est corpus meum.
Pendant qu'ils soiipoient ^ Jésus prit du pain \ le bénit ; le rompit y et le donna à ses disciples , disant : Prenez et inangeZ; ceci est mon corps. En S. Mattli. ch. 26.
Comment est-ce le corps de Jësiis-Christ ? et devons-nous être surpris de la dispute qui s'ëleva d'abord entre les Juifs, lorsque, lui ayant entendu dire , le pain que je donnerai y c^est ma chair joan. c. pour la vie du monde ^ ils se demandoient les uns aux autres : Comment cet homme nous peut-il donner sa cliair à manger? Ils ne comprenoient pas le merveilleux changement qui se fait dans l'eucharistie 5 de la substance du pain et du vin, en la substance du corps et du sang de ce Dieu- Homme. Nous ne le comprenons pas nous-mêmes j mais 5 plus dociles que ces incrédules , ce que nous ne comprenons pas , nous le croyons ; et , sans vouloir l'approfondir, nous nous soumettons à cet article de notre foi. Changement qui , selon la T. IL 27^
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pensée des pères, et en particulier de saint Chrysostôme, est une extension de l'incarnation divine t de sorte que nous pouvons regarder cet excellent mystère comme une seconde naissance du Fils de Dieu. Outre sa génération éternelle dans le sein de son Père, il naquit sur la terre , pour la première fois 5 du sein de Marie , ou il avoit été conçu ; et j'ose dire que cette seconde naissance , qu'il prend 5ur nos autels entre les mains des prêtres, n'est pas moins réelle , ni moins véritable ; premier point : n'est pas moins miraculeuse ^ ni moins admirable ; second point : n'est pas moins avantageuse aux hommes , ni moins salutaire ; troisième point* Reprenons j et mettons ceci dans tout son jour.
Premier point. Naissance réelle et vérîtaÏDle. C'est im langage assez ordinaire des pères ^ que Jésus- Christ, dans le sacrement de l'autel, est réelle* ment et véritablement produit ^ car ils appellent production , cette conversion du pain et du vin au corps, du Sauveur, et en son sang. Aussi est-ce en ce même sens que saint Augustin, relevant la dignité du sacerdoce de la loi nouvelle ^ s'écrie ; In quo'rumO respcctablc et redoutable dignité des prêtres, 7amatur Fi- P^^^^quc c'cst par leur ministère , et dans leurs Uus Dei. mains, que le Fils même de Dieu s'incarne!
Je sais de quels erreurs l'hérésie a infecté sur cela les esprits. A l'exemple des Capharnaïtes les? hérétiques des derniers siècles se sont non-seulement étonnés , mais scandalisés d'une vérité néanmoins si solidement établie. En vain , pour leg convaincre , leur a-t-on opposé ces paroles si clai-
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Tes , si formelles ^ si précises , Ceci est mon corps , ceci est mon sang; ils n'ont point manqué de subtilités pour les interpréter et les détourner. Car voilà le caractère de FincréduHté, de ne pas voir au milieu de la lumière, et de s'aveugler, si je puis le dire , en plein jour. Pressés par un témoignage si évident , à la propre signification des termes , ils n'ont pas rougi de substituer le sens le moins naturel et le plus forcé : altérant la proposition de Jésus-Christ ; l'affoiblissant , toute expresse qu'elle est , et la réduisant à dire. : Ceci est le signe, la figure de mon corps; et ceci le signe^^ la figure de mon sang.
Le vaste cbamp, si fentreprenois de combattre ces ennemis de l'église, et si je m'engageois à justifier, contre leurs dogmes erronés, la croyance orthodoxe et catholicrue où nous vivons! Que n'au- Tois-jc point à produire pour les détromper, si, de bonne foi, ils le vouloient être; et aue ropiniatreté, que souvent même, ou un intérêt secret, ou une fausse gloire ne les retînt pas obstinément, et presque invinciblement , dans leurs préjugés? Je leur demanderois avec cruelle vraisemblance ils peuvent se persuader que ie Sauveur du monde, la veille de sa mort, déclarant à ses apôtres ses dernières volontés , comme par testament, et' leur marquant le don qiViî laisoit aux hommes de son corps et de son sang précieux, il se soit énoncé , dans une pareille conjoncture , et sur un sujet de cette importance , ea des termes équivoques et métaphoriques; qu'il ne se soit pôs- fait entendre autrement ; et que ne s'èxpli-
quant pas davantage , il ait donné aux fidèles et à toute Fégiise , l'occasion la plus prochaine d'une idolâtrie publique et perpétuelle ?
Je leur ferois observer les affreuses conséquenses qui doivent s'ensuivre 5 s'il est permis, surtout en ce qui concerne les mystères de la religion , de restreindre à un sens impropre et figuré , ce que l'écriture , ce que l'évangile expriment le plus îiettement ^ et sans la moindre restriction ni la moindre ambiguité. Pourquoi ne serois-je pas eu droit d'user de la même liberté , au regard de l'humanité de Jésus-Christ , au regard de sa mort, de sa résurrection , prenant tout ce qu'en dit le texte sacré, pour des apparences, et rien de plus? Or 5 où en serions-nous alors j et que deviendroil toute la foi chrétienne ?
Je leur porterois le défi; et apprenez-nous donc vous-mêmes , leur dirois-je , quelles expressions plus convenables et moins obscures pouvoit employer le Fils de Dieu, pour signifier que le pain avoit été changé en son corps, et le vin en son sang ? Failoit-il que , sans se contenter de dire ^ Ceci est mon corps, ceci est mon sang, il ajoutât. Ceci est réellement mon corps, et ceci réellement mon sang ? Mais eût-il parlé selon l'usage commun ?
Je dis, par exemple, Voilà du pain, voilà du vin , ou quelqu'autre chose que ce soit , et je m'en tiens là. Quiconque m'écoute , ne conçoitil pas d'abord ma pensée, et que je veux dire,, que c'est en effet du pain, ou que c'est en effet du vin ? Est-il Ixesoin que j'ajoiite , Yoilà réel-
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lement du paiiij OU voilà réellement du vin? Cette addition ne paroîtroit-elle pas inutile ? ne le seroitelle pas ? Que dis-je ! et le Sauveur du mond^ ne s'expîique-t-il p£^s même par une addition importante et remarquable^ quand , après avoir dit^ Ceci est mon corps , ceci est mon sang, il poursuit et ajoute. Le même corps qui sera livré pour vous, le même sang qui doit èlxe répandu pour vous.
Enfin 5 je les renverrois à la tradition de tous les siècles 5 depuis rétablissement de l'église; aux définitions des conciles ^ tant généraux que nationaux ; aux sentimens de tous les pères , soit Grecs, soit Latins, à la foi de tous les peuples ^ de tous les empires, de tout le monde chrétien, cil 5 d'âge en âge, et sans interruption, je vois une profession authentique et unanime de cette vérité capitale , que Jésus-Christ , dans son sacrement, est présent en personne , et contenu sous les accidens du pain et du vin. A qui nous^ en rapporterons -nous ? Qui en croirons-nous ? J'en atteste le jugement secret et la conscience de tout homme sage et non prévenu. Est-il de la raison que les vues singulières et nouvelles de quelques hérésiarques l'emportent , dans notre estime ^ sur de telles autorités , et sur cette nuée de témoins.
Ne nous arrêtons pas ici plus long-temps , chrétiens auditeurs. Ce qui fait le scandale des hérétiques doit être la matière de notre foi , et d'une foi ferme et soumise. Avec cette fermeté et cette soumission de la foi, nous découvrons
ïin Dieu sur nos autels , et nous lui disons, comme Jsaie, c. un de ses prophètes: Ah ! Seigneur , vous êtes vraiment un Dieu caché. Vous le fûtes à votre naissance, dans rëtable de Bethléem; et vous Fêtes encore plus, à cette autre naissance où votre humanité même se dérobe à nos yeux. Mais tout caché que vous êtes, vous n'en êtes pas moins Dieu , et le même Dieu- Homme qui dans le ciel est assis à la droite du Père. Ainsi je le crois; vous, Seigneur, animez toujours, p^r votre grâce, et fortifiez ma foi.
Second point. Naissance admirable et toute miraculeuse. Dans le ciel, le Fils éternel de Dieu est produit d\in père sans mère ; sur la terre il fut produit d'une mère sans père; et dans reucharistie, il est produit sans Fun ni l'autre : quel prodige ! Pour opérer ce divin sacrement, la parole sufFitj et quelle parole? Voici la merveille. L'écriture nous apprend ^ que toutes choses ont été faites par la parole de Dieu; que c'est par cette parole, que lescieux ont commencé à rouler sur nos têtes; par cette parole, que la terre s'est affermie sous nos pieds ; par cette parole, que les eaux ont rempli les abymes; par cette parole enfin que tous les êtres créés sont sortis du néant , et ont composé ce vaste univers. Tant cette parole de Dieu , selon les termes de l'apotre , est vive , efficace , agissante.; Tout cela est grand , sans doute , et digne d'admiration ; mais dans le sacré mystère du corps et du sang de notre sauveur , et dans la manière dont il s'accomplit , je trouve que^ue chose de plus surprenant. Car ce n'est pas même la
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parole de Dieu qui agit , c'est la parole d'un homme ministre de Dieu. Tellement (jiie nous pouvons appliquer au prêtre cette belle et noble expression du prophète royal , parlant de Dieu créateur du monde : Il dit et tout se fit. Ps. 32.
En effet , le prêtre parle , il prononce , il dit, et tout à coup que de miracles ! Il dit, et dans l'instant toute la substance du pain, toute celle du vin est détruite : de sorte que , sous la même figure, les mêmes dehors, et sans que rien de nouveau paroisse , ce n'est plus ni du pain , ni du vin , mais Jésus - Christ en substance , avec tout son corps , tout son sang , tout son être , et comme Dieu, et comme homme. Il dit, et par ui;ie division au-dessus de tout l'ordre naturel , et jusque-là inconnue à toute la raison humaine, de foibles accidens, tels que ceux du pain et du vin, couleur , odeur , saveur , et autres , sont séparés de leur sujet , demeurent en cet état , et ne subsistent que par la vertu divine qui les soutient. Il dit , et ce même corps , caché sous les espèces sacramentales , y est à la manière des esprits ; c'est-à-dire , qu'étant tout entier dans toute l'hostie , il est encore tout entier dans chaque partie de l'hostie ; qu'il y est indivisible et incorruptible , et que ce n'est ni ce corps que l'on partage , en partageant l'hostie, ni ce corps qui se dissout, quand l'hostie vient à se dissoudre. Il dit , et le même Fils de Dieu , qui sortant de ce monde , après sa résurrection , monta au plus haut des cieux , sans quitter ce céleste séjour, descend sur l'autel ; si bien qu^il est en même temps et dans
JÊSUS-GKRIST NAïSSlNT
le eîel et sur la terre j tout éclatant de lumière dans le ciel, et comme enseveli dans l'obscurité sur la terre ; mais aussi glorieux néanmoins sur la, terre que dans le ciel.
Miracles incompréhensibles et ineffables ! Miracles que les pères n'ont considérés qu'avec une sainte biOrreur , et que saint Chrysostôme appelle mystères terribles et formidables ! Miracles que les hérétiques osent contester , parce que, ne les pénétrant pas , ils ne les jugent pas possibles : comme s'ils ignoroient cet oracle de l'évangile 5 qu'il n'y a rien d'impossible à Dieu ; comme s'ils prête ndoient mesurer la toute-puissance de Dieu selon leurs vues étroites et bornées ; comme si les œuvres de Dieu n'étoient pas aussi merveilleuses qu'elles le sont, parce qu'elles passent notre intelligence, et qu'elles sont au=-dessus de tous nos raisonnemens ! Hé quoi, dit saint Augustin, refuserons-nous à un Dieu si grand , cet avantage de pouvoir faire plus que nous ne pouvons penser ni comprendre? Humilions-nous , et tremblons sous le poids de sa grandeur. Reconnoissons-là dans le ministre qu'il en , a fait comme le dépositaire , en le revêtant de son pouvoir. Entrons dans le sentiment de ces troupes de peuples dont parle l'évangéliste saint Matthieu, qui furent saisies d'une crainte religieuse , et s'écrièrent d'une commune voix , en louant Dieu et le bénissant d'avoir donné aux hommes le pouvoir de remettre les péchés. Bénissons-le mille fois nous-mêmes, et readons-lui mille actions de grâces du pouvoir qu'il a donné à ces. mêmes hommes de consacrer son
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corps et son sang. Sentiment d'autant plus juste, que ce pouvoir ne leur est accordé (ju'en notre faveur et pour notre salut.
Troisième point. Naissance infiniment avantageuse et salutaire pour nous. Ne craignez point ^ Lup.e. dit Fange aux pasteurs en leur annonçant la naissance de Jésus-Christ , je viem vous apprendre une nouvelle qui doit être y pour tout le peuple y le sujet d^une grande joie ^ savoir y qu^il vous est né un Sauveur. Or , c'est en cette même qualité de Sauveur ^ que Jésus-Clirist se rend présent sur l'autel , et qu'il se renferme dans son sacrement. Il y renferme avec lui des trésors infinis de grâces , puisqu'il est l'auteur de la grâce , et la source inépuisable de tous les dons célestes. Ce n'est pas pour les tenir resserrés dans son sein , mais pour les répandre sur nous , et pour nous les communiquer avec abondance.
G^est donc dans ce divin mystère , et par rap-port à nous , que se vérifie ce que disoit le Fils de Dieu touchant la fin de sa mission et de son avènement sur la terre : Je suis venu afin qu'ils joan. c. lo. aient la vie ^ et qu^ils V aient plus abondamment. Sacrement de vie , sacrement du salut , parce qu'il sert à entretenir la vie spirituelle de nos âmes , et à nous soutenir dans la voie du salut, parce qu'il sert à guérir toutes nos foiblesses , et à nous fortifier contre tous les obstacles du salut ; parce qu'il nous fournit tous les secours nécessaires au salut ; enfin , parce que c'est un gage de cette vie future où nous aspirons , et de cette gloire éter-
nelle où consiste le salut. Quel fond de réflexions si j'entreprenois de le creuser ! Quelle matière à tous les sentiniens de la plus vive reconnoissance ! Je ne vous prierai point, Seigneur , comme le prophète 5 de dire à mon âme. Je suis votre salut. Vous Fêtes déjà , avant que je vous le de-mande , et vous avez sur cela prévenu mes vœux. Mais je m'adresserai à toutes les créatures ; je les inviterai à chanter vos miséricordes envers moi; \q leur crierai , dans le transport de ma joie: J^e- Tiez^ pqyez j admirez combien le Seigneur a fait pour mon âme de grandes choses. 11 Fa créée, il Fa purifiée et lavée de la tache originelle ; il Fa remplie de son esprit, et Fa sanctifiée; il est sorti du sein de son Père , et s'est revêtu de notre chair pour la rechercher, pour la racheter, pour la réconcilier ; il n'y a pas épargné jusqu'à sa vie. Mais tout cela ne lui a point eiKare suffi. Il veut que ce corps, qu^il a pris pour le salut de cette âme ; lui reste comme un héritage ; il veut que chaque jour ce corps renaisse , en quel* que sorte, pour elle, et qu'elle en puisse toujours recevoir une nouvelle force , et de nouveaux accroissemens de grâces.
Voiî4 où l'amour de ce Dieu Sauveur Fa porte. Gar ce sacrement de grâce et de salut est en même temps un sacrement d'amour ; mais de quel amour? qui' peut l'exprimer? ^jant aimé les siens dit saint Jean, et dans eux tous les hommes, il les aima jusqu'à, la fin. Qu'est-ce à dire , jusqu'à la fin ? c'est-à-dire , qu'il les aima jusqu'à sa mort ; c'esl-à-=dire , qu'il les aima jusqu'à ee jour oii ces
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lîiéiTies hommes à qui il se donnoit , conjurés contre lui, le trahissoieiit, le vendoient, n'aspiroient qu'à sa ruine, et lui préparoient ksplus cruels tourmens; c'est-à-dire , que , par l'effort le plus généreux et le plus constant de son amour , sans égard à tout le mal qu'ils méditoient contre sa personne ^ et que la haine leur inspiroit ^ il ne pensa qu'à euxmêmes, et au bien qu'il leur vouloit faire; c'està-dire que 5 sans avoir encore pleinement satisfait jusque-là son amour, il y mit le comble par le don qu'il leur fit , et ne leur laissa plus rien à désirer sur la terre , de tout ce qu'ils en pouvoieut attendre. Voilà comment il aime le monde , et voilà comment il m'a aimé, moi en particulier : car il pensoit dès-lors à moi , et il m'avoit en vue comme les autres. Son amour n'a point eu de bornes : tous y ont été compris^ et tous en peuvent profiter. Or , sur cela , que me dit mon cœur ? ou que ne me dit-il point? que ne me reproche-t-il point ! Hélas î s'il ne me dit rien , c'est qu'il ne sent rien ; et de quoi sera-t-il touché, s'il est insensible à un tel amour ? Malheur à moi et à mon indifférence ! Elle ne se fait que trop connoître dans toute ma conduite à l'égard du sacrement de ce Dieu d'amourdans les évagations de mon esprit, dans m.es tiédeurs, mes lâchetés , mes ennuis en la présence de ce sacrement. Cependant l'apôtre s'explique en des termes bien terribles pour moi : Quiconque n^aime y. Cor. a pas le Seigneur Jésus ^ quHl soit anathème , Je ^^'.22. dois l'aimer dans tous les états où la foi me le représente. Mais en quel état doit-il me paroître, t\ me doit-il être plus aimable que dans un mys-
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tère où il veut s'unir tellement à moi 5 et m'unir sî étroitement à lui^ qu'en conséquence de cette union la plus intime et la plus parfaite, je puisse dire ce que disoit le maître des gentils , dans l'ardeur i^alat. c, 2. de l'amour dont il étoit embrasé : Je vis : mais non^ ce n^esl plus moi qui pis / c^est Jésus-Christ qui vit en moi ?