‹ Pensées de Shakspeare: suivies de quelques scènes de ses tragedieChapitre 11 sur 11 · TESTAMENT · texte numérisé non relu

TESTAMENT

SH#|;3FEIKE.

Mxtr^iù.fiu registre de F archeyéçhé de Cantorfyurx- . *

Ticesmo q^ipto diç Mçirtii , ^nno regni Domini nostri Jacobi nunc. rçgis Au- 0liae, etc., decimo quarto,, et ocotiae ^adlragesimô nôn^; axiiib Dôolini 1616.

Au npm jde Diqu^ ame/î. Je, GuiUwme $ V^^sp^af ç , dç Siratr fard^siiTrl'AyiKq, idans le comté de Warwîck , d'honorable extrac-

• i5o . ^ * lion (i\ étant, Dieu mer«i, en parfaite santé, et ayant toute ma mémoire, fais et institue le présent , comjne jnon tea^n|ei|t-e( .ma demîète Volonté, de là tnatiîèré et dans la forme qu'il suit , savoir :

i^. Je remets inon âme entre les mains de Dieu , mon créateur^ espérant et croyant fetmeiiiêtit v par ' les mérites de Jésuà*<ihrist, mon sauveur, de participer à la vie éternelle, "et mon corps à là terre dont il a ete tire.

./fô/7l,..Jf.jionne et lègue ^ ma

(i) Il y di' gentleman àans't^ôriginal; expression que nous ii'av6hs*pâè* chi'de*- Toir mienk iMtiâre^M ti4rice1ièKei^eoiÎK

JoCUtiOB. '.•,; j,.; . J »îv^ «r . / ''

i5i fille Judith y cent cinquante livres de bon argent anglais , qui lui sC"ront payées de la manière et dans la forme suivante; savoir : cent li«vres en acquit de sa dot, un an après mon décès, en lui tenant Qompte toutefois des intérêts, à rai- .son de deus^ sohellings par livre,, pendant tout le temps que ladite ^pmme ne lui sera pas payée, et les cinquante livres restant, à la re-r , sopciation <^Ui .en donnant les sûretés que les exécuteurs de mon présent testament jugeront convè-^ ;nables,. pour la renonciation de jito.utes prétentiojQ)». et droits qu'elle pourra avoir au marnent dé' oion 4écè$, ou qu'elle a maintenant à une tenure , et ses appartenanciâ

i52 situées audit Stratford-sur-rAvon , dans le comté de Wairwick; laquelle est uae portion du. &of 4e Rcwington; «n faVeur de ma fille SusaÉine Hall et de ses héritiers po^r toujours. ' ,

Item* Je^tme et lègue a ma dit^ fille Judith, C€nt cinquante lirres de plus i si elle ou quelqu'un de s|i postérité fe trçu^e vivant trois ati^ Bées-ajprès la date de mon présent testaoneût; pendant lequel temps mes exécuteuislùîenpaiterMitViti^ téràt au taux . dié|à: fis:é. £t si oltç aàeurt âiv^mt l'époqui^' d^terminé^^ sanspostirité y mit volonté est alor^, et. |tt éàntie eiiègiiie cent livr^ ^sut èettesoÉime aima nièee Elisabeth Hailf les> aiurefis cinquante livreft

i53 derant êtxe placées par mes exécut t^urs durant la vie de . ma sceur Jeaniie Harte , ei les intérêts et profits en provenans seront payé^ à ma dite sœur Jeanne , et après sa mort les cinc^uante livres resteront aux enfans de ma dite sœur , pour être également partagées entre eux^ Mais si ma dite fille Judith est vivante à la fin des trois dites année$ ^ pu i]^uelqu'un de sa postérité , alors xna volonté est, etainsi jerordpn;9e^ .que lesdites cent cinquante livras soient placées par mes exécujteurs et snrveillans, pqur le plus grand ^yfintage d'elle et de sa postérit^^ le: capital ne 4eyfiiit pas toutefois lui être payq , tant qu'elle sei^a msa^ née et en puissance de maïi; /Mais jm volonté epit qu-elle çn toi^tphe

i54 annuellement les intérêts pendant sa vie , et qu'après sa mort , ledit capital et les intérêts seront payés à ses enfans si elle en a , et si elle n'en a pas, à ses exécuteurs ou ayans cause, en cas qu'elle vive pendant l'espace de temps déterminé , après mon décès; pourvu que Pép^oux qu'elle aura au bout des trois dites années ou après , lui apporte, ou à sa postérité , des terres équivalentes au legs que je lui fais j[)ar le présent, et qui seront jugées telles par mes exécuteuts et surveillans; alors ma volonté :est que lesdites cent cinquante livres soient donné es à l'épouxqui dontiera une sembla- Mé'gârantie, pour eii disposer corn-' tne à liii. * ' -

leem. Je donné et lègue à ma (fite

, JF^eçîf .;^ JTç, 4oi?fte ^#1 lègiw : à: s»

et ftficfefil jHftrti ;««<<|;liWïiP,quèj»j^-

qup jjp.pii>ssèd!8 êç la date ^^fflqn p,r,ésent .tej^t^entj,; exGjfpfijWf». ^pr

Jtem.Je donnent I^gilA,%m^pfm

j56 ii^tS'dé^SWàtdfort susdit j dii-lifreS; à Mt Thomà^S Cotobô ; mé^^pêe; à Thomas Russeir, écùye*^ tîiiq;H- Vre&î-et à M: François Œc^iii, du bflùrg de W ttt^îck- èkùi lè comte dé tV>arwiGli, treiïe • livres huk ^chelUnge; k -Iiliil p«tfces,; qui Iciir sf«roiit*]payiéstin ànaprèsma iilort.

/t<!'^. Je' dotiûe étlègiîfeà M Haiiilêt'Sâdler, 'fîhgtsix scHëlhngs huit pences p6ui*«'a<lii^^r'1àïié bagne j à ^t^i^ètfl Gùilftiiiriië i/Vâlker^vinjgtrscîBéUingstti'blr* àM. Ahtdiné W^è*;' viiijgt-^hiàit schèlliiigs hait pëi]fe€Js;'ëièf mdsrxèittpàènoïis JeanHéaifiige \ lîrcHkM^ttrbage, et H«iiri€ùiidiell,'viii^t-l]fuît'sche!lings fiiii«>^eïifcei chacùrf j^iùr $M4 chQter'déï'fiàgues; • •» ^

i57 Item. Je donne et lègue à ma fiUe Snsanne Hall , pour mieux la mettre en état d'exécuter mon présent testament) et pour son accomplissemeÉit ^ ma principale maison et ses dépendances audit Stradt-.

fort, et toi^s mes greniers , écuries , vevgers, jardins, terrains, maisons et Héritages quelconques , situés dans les YiHes , villages, hameaux, champs ou terrains de Stradtfortsur-TAVon, du vieux Stradtfort, de Bushaltôn et de Welcombe , ou dans- i^uelques endroits que ce soit dtt comté de Warwick , ainsi que tdute la>melî$dn et dépendances où demeurais 'iin^ cértaîri \M. Jean Roi)insoii, situées dans le Blafck^Fricrs, à Londife^^ prèsdft jardin du Garde- Meuble y etct^iutê^nie» autres terres.

i58 maisons et dépendances quelconques; avoir et faire tenir les. susdites propi:iétés avec leurs appartenances, à ladite Susaime Hall, pendant sa vie durant , et après sa mort, à son premier, fils légitime et aux héritiers mâles légitime^ de celui-ci , et à défaui; d'^nfa^ mâle , à sou second fils légitîxne , puis au troisièm^e , quatriè^ie ^. .finqwème »

dixième et septième fils lé^iti^e\ par ordre de prûppiogèi^jLiir^ ;^ et aux hentierç malles l^giUfla^ desdit$ quatr^èiiie, cinquième^ ^i^ième, et ;$eptîèn}e fils:légitiiKifs^;e^^.4éfiii^t desquels .lesdites; prpptié(4$( r^tajont à madite ,mèce>£|$|l|» et à se^ héritiers mâlef l^gijûiidi^Ri eVidéf faut .4e ceufti^ ,: i^ m% ,^l|e Ju^th at à ses béritiera^légiiimesi»: e( à'défatut

de ceux-ci , aux héritiers légitimer de moi, GkûUaume Shakspeare ppur toujours.

ftem . Je.âoane à ma femme^ mon plus beau lit jaune avec l'amèuble** meut.

, Item. Je donne et, lègue a m?- ' dite fille Judith , ma grande coupe de vermeil. Je donne et lègue tout ; le reste de imes biens , meubles , baux , argenterie , bijoux et usten-> siles de ménage ^uelconqîues, après que mes dettes et legs seront payés, ainsi q[ue les frais de mon enterrement , à M. Jean Hall , et à ma fille j S usanne ,. sa femme , que jenomme pour les exécuieurs de mon dernier testament, -et je prie et nomme les susdits Thomas Russell , etM. François C^Uins, d'en être les surveil-

lans, et je révoque tous précédens testamens , et déclare le présent, comme mon dernier testament et ma dernière volonté. En foi et témoignage de quoi, j'ai ci-dessous apposé ma signature , les jour et an que ci-dessus,

Guillaume SHAKSPEARE.

Témoins du présent acte •

.J^rançois Collins . Hamlet Sadleh .

Jules Shaw. Robert Whatcott*

Jean RooiNsorr.

Probatum corammagistro William Byrde , legum doctore conunissario , etc. Vicesimo secuado die mensis junii, anno Domini 16 16. Juramento Jonannis Hall, vnius ex et cui, etc., de bene et jurât.

Réservât^ potestate et Susanutt Hall, ait* ex., etc. cui vendit, etc. petitur.

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