GRIFFITH
Lorsfjue le grand comte de Northpm*
berland Teut arrêté à York , et voulut ramener, il tomba malade subitement, et son mal devint si violent qu'il ne pouvait rester assis sur sa mule/
CATHERINE
Hëlas! le pauvre malheurenx.
ORIFPITH.
Enfin, à petites jourià.ëes, il arriva à Leicester, et dit à Tabbé : u Mon père, un vieillard brisé par les orages de la cour, vient reposer au milieu de vous ses membres fatigués. Âccordez-moi par cbarité un peu de terre.... n La troisième nuit après son arrivée , vers biiit beures, qu'il avait prédit luimême devoir être sa dernière beure, plein de repentir, plongé dans de continuelles méditations,» au milieu des larmes et des soupirs, il rendit ai:^
moiide .ses dignités^ au ciel son &me immortelle ^ et s^endormit dans la paix.
CATHERINE
Qu*il j reposé doucement , et que seA fautes allégées ne pèsent point sur lui
dans le tombeau Celui que j'avais
le plus haï vivant^ tu as su ^ parla candeur religieuse de tes discours et par ta modération^ me le faire honorer dans sa cendre. Que la paix soit avec lui.
(HekrIt VIII j act. ir, se. 4. \^
Léonat crojant sa fille coupable.
Pourquoi ces murs ^ cette terre , tout ne crie-t-il pas infamie sur elle ! Oh !
ne retiens pas à la yie ^ H^o^ referme tes yeux; car si je pouvais penser que tu ne dusses pas bientôt mourir^ si je croy^s en toi le principe de la yie plus fort que le sentiment de la honté^ moimême venant au secours'de tes remords> je me joindrais à eux pour trancher ta vie. — Hélas! je m^affligeais de n'avoir qu'un enfant... Je reprochais à la nature d'être trop avare pour moi dans la distribution de ses dons, (i) Hélas!
(i) Ah! qn« d'arenglement, quand, raisonnant en foas. Non* rooloos que le ciel soit moins sage qnenoos; QaoDfl, sur oe qu'il coiraait qui noua est nécesuire. Nos imprndens désirs ne le laissent pas faire, Et qu'à force de vœux nous t&clions d'obtenir Ce qni nous est donné souresit pour nous pnntr \
j*ai trop d'une fille. Pourquoi eus- je une fille? Pourquoi fus-iu jamais aimable à mes yeux? Pom-quoi d'une maiu charitable n*ai-je pas recueilli à ma porte et adopté la lignée de quelque mendiant ! Si elle se fût ainsi souillée et plongée dans l'infamie > j'aurais pu me consoler et dire : ce n'est point une portion de moi-même. Ce germe de rie lui vient d'un sang inconnu^ et qui m'est étranger. Mais mon propre enfant, ma fille, elle que j'aimais , que je vantais sans cesse ; ma fille , dont j'étais si fier, au point que m'oubliafit moi-même, je ne me comptais plus et
La naisMiice d'un AU fat ma plas forlo envie ; Sfee souhaits en faisaient tout le bien de ma rie. Et ce fils que j'obtiens, est lléau rig.ottreax De ces jours que par lui je cro}'ais rendre hcurrux. ( Le Ft-itin de Pierre » a. 4, s. 5. Discoure de dod Luujs à son fils don Juan. }
ne m'estimais plus qu'eu elle !••• Honte, lioute €on&rmëe ! Taffreuse conviction que m'avait déjà imprimée uue main «le (er, se grave plus profondément encore I... Si ce qu'ils disent d'elle est la vérité, ces mains la déchireront çn pièces. Mais s'ils outragent son honneur, le plus fier d'entre eux en répondra à son père. Le temps n'a pas eucote assez épuisé la chaleur de mon sang , et ma conduite ne m'a pas encore laissé assez ])eu d'amis , pour que )e ne puisse faire payer à ces barbares tout le prix que mérite ce sanglant outrage.
(Acte IV, scèue 2, de Beaucoup
" de bruit pour rien, où se trouve lé
sujet de Montano et Stéphanie. )
La méchante femme mise à la raison. . .
CatKerine {la méchante femme) ^ lorsquelle est corrigée^ s'adressam à une autre femme :
(c Votre mari est votre souverain > votre gardien^ votre chef ^ votre roi^ celui ^ui s'occupe du soin de votre bien-être 1 et de votre subsistauce j qui livre son corps aux pénibles travaux sui* mer et sur terre ^ qui passe la nuit dans , les tempêtes^ le jour^ exposé à Tinjure des hivers, tandis que vous reposez chaudement en paix et tranquille dans le sein de vos foyers; et pour tous ces sacrifices, il n'exige d'autres tributs de vous que Tamour, de doux regards et utie sincère obéissance, faible salaire pour une si grande dette ! Le respect
i46 et la soumission qu*uu sujet doit à son prince , la iTemmèîés doit à son mari ( i ) ; et quand elle est brusque^ cliagrine^ morose et acariâtre^ et quelle n'obéit pas à ses ordres hoanétes , qu'est^elle; qu'une rebelle' factieuse et coupable ^ enyersson tendre maître^ d^une tirahiao^ jiaSj^Motinablé? Je rougis de voir des femmes assez sim^des pour ofirir la gùérfe quand elles devraient demander la j^àix'à genoux^ ou youtèir s'arroger lié 9cejf>tre^ le' commandement et l'empire^ lorsqu'elles ont fait yom de servir^
( i) f- Ce ^ve le soldat , dan* ton devoir instruis. Montre d'^béieeance eu chef qui le coodnit.
Le valfBt'i «on m^iUe> un enfant k «enp^re, A.sot^supirieur le mpindre. petit frère , N'approche point encor de la docilité ' Std«l>b«i<eÂctfecael>u4iiIKé, • .
Bt du pTOftnfd jreepfcl^ od^ la femifii^ d/^it être , ' Pour eoa çuri, son chef ,^ son seigneur et son msltre.
i47 d7aimer et d'obëir. Pourquoi la nature nous a-t-elle faites d*une constitution faible^ délicate et sensible^ incapables de soutenir les fatigues et les agitations du monde^ si ce n'est pour nous faire sentir que là tendresse, la sensibilité , la docilité de nos cœurs doivent répondre à la nature de notre sexe et de notre constitution 7 »
{^Acte V, scène dernière*)