C. eussent décidé telle chose
disculper nôtre Religion, c'est de montrer qu'elle ne tolère rien qui ne soit bon, et que non seulement les décisions des Conciles sont orthodoxes, mais aussi que les cultes, les usages, et les doctrines autorisées publique-
80 ment sont justes et sainctes.
C'est ainsi que parla nôtre Docteur, ajoutant, qu'encore qu'il fust bon Catholique, il ne vouloit pas imposer à la Religion Payenne une loy, qu'il ne voulust aussi prescrire à l'Eglise Romaine, qui est de juger de leur
85 nature par les cultes et les dogmes autorisez publiquement : et sur ce pied-là, il trouvoit qu'à considérer les Athées par raport à l'entendement, ils ne sont pas dans des erreurs plus énormes que les Gentils. C'est de quoi je dirai encore quelque chose en un autre endroit.
La disposition du cœur des Athées comparée avec celle des Idolâtres.
Si on regarde les Athées dans la disposition de leur cœur, on trouve que n'étant ni retenu par la crainte d'au- 5 cun châtiment divin, ni animez par l'espérance d'aucune bénédiction céleste, ils doivent s'abandonner à tout ce qui flatte leurs passions. C'est tout ce que nous en pouvons dire, n'ayant point les Annales d'aucune Nation