‹ Pensées diverses sur la comèteChapitre 51 sur 167 · C. une influence contraire · texte numérisé non relu

C. une influence contraire

151 A. J'.u'merois autant dire que si un boulanger.

160. A. et cela avec plus de raison qu'un Grammairien dont parle M. de Balzac, ne le disoit des livres de Mrs. du Vair, et du Plessis. Entret. 6, cb. 4.

Pensées sur la Comète. 5

une pension considérable sous un prince de l'humeur de

175 l'Empereur Gallien, qui rit donner le prix du combat à un Cavalier, parce qu'étant entré en lice contre un Taureau, il l'avoit couru très longtems sans lui donner aucun coup, ce que Gallien (a) trouva d'une difficulté méritoire.

180 Ainsi ce n'étoit pas la peine qu'un Génie aussi prodigieux que le célèbre Comte de la Mirandole, travaillast à confondre l'Astrologie : un esprit médiocre l'eust bien fait. C'étoit employer les flèches d'Hercule à tuer des petits oiseaux, comme faisoit Philoctete pendant le siège

185 de Troye (b) et faire battre une aigle contre une mouche. Aussi est-il fort apparent que ce comte ne jugea l'Astrologie digne de sa colère, que parce que toute absurde qu'elle est, les personnes du plus haut rang ne laissoient pas par leur exemple de luy donner une grande vogue r

190 car ce sont toujours ces personnes là, qui sont les plus curieuses de l'avenir, leur ambition leur donnant une impatience extrême, de savoir si la fortune leur destine toutes les grandeurs qu'ils se souhaittent, et de posséder à tout le moins, par promesse, l'élévation où ils aspirent.

195 II est fort vrai-semblable aussi que les Astrologues de ce tems là, attendirent que ce savant Adversaire fut mort, pour lui prédire qu'il mourroit à 32 ans, qui fut toute la réponse qu'ils se sont vantez d'avoir opposée à ses livres, car il n'est pas fort seur de menacer avant coup ceux qui

(a) Toties tau ru m non fer ire, difficile est.

(Trebell. Poil, in vit. Gall).

(b) Venaturque aliturque avibus volucresque petendo, Débita Trojanis exercet spicula fatis.

(Ovid., Metam., i)).

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