IX
Par l'association des idées, le bonheur du premier âge en fatt aimer tous les événements, les mets dont on fut nourri, les chants qu'on entendit, l'éducation que l'on reçut, et les peines mômes qu'elle causa.
Les plus jeunes ne sont pas dans le devoir, quand ils n'ont pas de déférence pour les plus âgés , ni les plus âgés, quand ils n'exigent rien des plus jeunes.
N'estimez que le jeune homme que les vieillards trouvent poli.
La sagesse philosophique des jeunes gens est toujours folle par quelque point. Comment, dans les trou-
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bles de l'âge, garderait-on l'équilibre de la raison? Comment aurait-on une raison droite, quand le cœur a tant de penchants, et le sang tant de turbulence et de fougue ?
xni.
Adressez-vous aux jeunes gens : ils savent tout 1
L'âge mûr est capable de tous les plaisirs du jeune âge dans sa fleur, et la vieillesse, de tous les plaisirs de l'enfance.
Il est un âge où les forces de notre corps se déplacent et se retirent dans notre esprit.
La première et la dernière partie de la vie humaine sont ce qu'elle a de meilleur, ou du moins de plus respectable ; l'une est l'âge de l'innocence, l'autre l'âge de la raison.
Les passions des jeunes gens sont des vices dans la vieillesse,
Un jeune homme méfiant court le danger d'être fourbe un jour.