Jér., XXXII
etc., sans Prophètes; attendant le salut, et ne le trouvant point*.
• Le Messie devait lui seul produire un grand peuple, élu, saint, et choisi ; le conduire, le nourrir, l'introduire dans le lieu de repos et de sainteté ; le rendre saint à Dieu, en faire le temple de Dieu, le réconcilier à Dieu, le sauver de la colère de Dieu, le délivrer de la servitude du péché qui règne visiblement dans l'homme ; donner des lois à ce peuple, graver ces lois dans leur cœur, s'offrir à Dieu pour eux, se sacrifier pour eux, être une hostie sans tache, et luimême sacrificateur; il devait s'offrir lui-même, et offrir son corps et son sang, et néanmoins offrir pain et vin à Dieu. Jésus-Christ a fait tout cela^.
î II est prédit qu'il devait venir un libérateur, qui écraserait la tête au démon, qui devait délivrer son peuple de ses péchés, ex omnibus iniquitatihus : qu'il devait y avoir un nouveau Testament qui serait éternel ; qu'il devait y avoir une autre prêtrise selon l'ordre de Melchisédech ; que cellelà serait éternelle; que le Christ devait être glorieux, puissant, fort, et néanmoins si misérable qu'il ne serait pas reconnu; qu'on ne le prendrait pas pour ce qu'il est, qu'on le rejetterait^, qu'on le tuerait ; que son peuple qui l'aurait renié, ne serait plus son peuple ; que les idolâtres le recevraient, et auraient recours à lui; qu'il quitterait Sion pour régner au centre de l'idolâtrie ; que néanmoins les Juifs subsisteraient toujours; qu'il devait sortir de Juda, et quand il n'y aurait plus de Rois.
î Les Prophètes sont mêlés de prophéties particulières et