Citation d'Isaïe, Vlll
2. « ... l'obstination des infidèles. » ; F. donne seulement: € le infidèles. »
3. f ... mais cela ne fait rien contre nous, etc. » Dans F. cet alinéa se termine ainsi : t . . . et ils ne peuvent nous eonvaiticre, mais par cela '>nême nous les convainquons, puisque nous disonqu'il n'y a point de conviction dans toute sa conduite, de part ni d'autre. » On remarquera l'emploi du mot conviction dans un stnactif.
4. « J.-C. est venu afin que ceux qui, etc. » ; F.: «... est venu aveugler ceux qui voyaient clair et donner la vue aux aveugles. »
pas fait entendre qu'un c> P^^ exemple, signifie 600 ans. Mais le temps a été prédit clairement, et la manière en figures '.
Par ce moyen les méchants prenant les biens promis pour des biens temporels s'égarent malgré le temps prédit clairement, et les bons ne s'égarent pas ; car l'intelligence des biens promis dépend du cœur qui appelle bien ce qu'il aime ; mais l'intelligence du temps promis ne dépend point du cœur, et ainsi la prédiction claire du temps ^ et obscure des biens ne trompe que les méchants.
5 Comment fallait-il que fût le Messie, puisque par lui le sceptre devait être éternellement en Juda, et qu'à son arrivée le sceptre devait être ôté de Juda ?
Pour faire qu'en voyant ils ne voient point, et qu'entendant ils n'entendent point, rien ne pouvait être mieux fait.
^ Au lieu de se plaindre de ce que Dieu s'est caché, il faut lui rendre grâce de ce qu'il s'est tant découvert, et lui rendre grâce aussi de ce qu'il ne s'est pas découvert aux sages ni aux superbes indignes de connaître un Dieu si saint.
5 La Généalogie de Jésus-Christ dans l'ancien Testament est mêlée parmi tant dautres inutiles qu'on ne peut presque la discerner 3. Si Moïse n'eût tenu registre que des ancêtres de Jésus-Christ, cela eût été trop visible. Mais après tout, qui regarde de près voit celle de Jésus-Christ bien discernée par Thamar, Ruth, etc.
1. Les Lettres hébraïques ont une valeur numérale. Dans le texte hébreu d'isaïe, ch. IX, verset 6, à l'un des mots correspondant à ce passage de la Vulgate : « multiplicabitur ejus imperium », les manuscrits portent au lieu du meni ouvert, valant comme chiffre •40, et dont c'était la place en cet endroit, un mem fermé, valant 600. Pascal a eu en vue cette singularité. J'emprunte cette explication à l'édition H. (t. 11, p. 8).
2. «... et ainsi la prédiction... ne trompe que les méchants. •: F. : « ... ne déçoit que les seuls méchants. »
3. « ... qu'on ne peut presque la discerner. « ; F. : t ... qu'elle ne peut être discernée. »
5 Les faiblesses les plus apparentes sont des forces h ceux qui prennent bien les choses^ : par exemple, les deux Généalogies de S. Matthieu, et de S. Luc; il est visible que* cela n'a pas été fait de concert.
5 Qu'on ne nous reproche donc plus le manque de clarté, puisque nous en faisons profession. Mais que l'on reconnaisse la Térité de la Religion dans l'obscurité même de la Religion, dans le peu de lumière que nous en avons, et dans l'indifférence que nous avons de la connaître.
5 S'il n'y avait qu'une Religion, Dieu serait trop manifeste ; s'il n'y avait de Martyrs qu'en notre Religion, de même.
^ Jésus-Cbrist pour laisser les méchants dans l'aveuglement, ne dit pas qu'il n'est point de Nazareth, ni qu'il n'est point Gis de Joseph.
f Comme Jésus-Christ est demeuré inconnu parmi les hommes, la vérité demeure aussi parmi les opinions communes sans différence à l'extérieur. Ainsi l'Eucharistie parmi le pain commun.
î Si la miséricorde de Dieu est si grande, qu'il nous instruit salutairement, même lorsqu'il se cache, quelle lumière n'en devons-nous pas attendre lorsqu'il se découvre ?
î On n'entend rien aux ouvrages de Dieu, si on ne prend pour principe, qu'il aveugle les uns, et éclaire les autres 3.
1. « ... sont des forces à cexix qui prennent bien les choses. » Ces derniers mots ajoutés par P. R.
2. « 71 est visible que, etc. » ; F. : « Qu'y a-t-il de plus clair que, etc. »
3. « ... qu'il aveugle les uns et éclaire, etc. » ; F. : t qn'il a voulu aveugler les uns et éclairer, etc. »
Que les vrais Chrétiens et les vrais Juifs n'ont qu'une même Religion.
La Religion des Juifs semblait consister essentiellement en la paternité d'Abraham, en la circoncision, aux sacrifices, aux cérémonies, en l'Arche, au Temple de Jérusalem, et enfin en la loi, et en l'Alliance de Moïse.
Je dis qu'elle ne consistait en aucune de ces choses, mais seulement en l'amour de Dieu, et que Dieu réprouvait toutes les autres choses ;
Que Dieu n'avait point d'égard au peuple charnel qui devait sortir d'Abraham ^ ;
Que les Juifs seront punis de Dieu comme les étrangers s'ils Tofi'ensent. Si vous oubliez Dieu, et que vous suiviez les dieux étrangers, je vous prédis que vous périrez de la même manière que lesnations que Dieu a exterminées devant vous^ ;
Que les étrangers seront reçus de Dieu comme les Juifs, s'ils l'aiment ';
Que les vrais Juifs ne considéraient leur mérite que de Dieu, et non d'Abraham. Vous êtes véritablement notre Père,
i. « ... que Dieu n'avait point d'égard aupeuple cha/mel, etc. »; F.: « ... que Dieu n'acceptait point la postérité d'Abraham. >> Le mot accepter dans le sens de faire acception de a été conservé par P. R. un peu plus loin.