‹ Pensées, essais, maximes et correspondance de J. Joubert (volume 2)Chapitre 47 sur 72 · XV · texte numérisé non relu

XV

Il vaut cent fois mieux assortir un ouvrage à la nature de l'esprit humain qu'à ce qu'on appelle l'état de la société. Il y a quelque chose d'immuable dans l'homme; c'est pour cela qu'il y a des règles immuables dans les arts et dans les ouvrages de l'art, des beautés qui plairont toujours, ou des arrangements qui ne plairont que peu de temps.

GCYI.

(/est à la mode des portraits qu'on doit les Caractères de La Bruyère. Plus d'un mauvais genre a été, on littérature, l'origine d'un chef-d'œuvre.

ccvir.

La littérature des peuples commence par

les fables et finit par les romans.

CCVHI.

Hélas ! ce sont les livres qui nous donnent nos plus grands plaisirs, et les hommes qui nous causent nos plus grandes douleurs. Quelquefois même les pensées consolent des choses, et les livres consolent des hommes.

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