IX
La bonne humeur est l'ëconde en idées riantes, en perspectives, en espérances , en inventions pour le plaisir. Elle est aux plaisirs, dans l'homme, ce que l'imagination est aux beaux -arls. Elle s'y plaît, elle les aime, les multiplie et les crée.
Tout ce qui occupe des autres, égaie ; tout ce qui n'occupe que de soi, attriste. De là cette mélancolie, sentiment de l'homme (jui vit enfermé en lui-même.
On n'est guère malheureux que par réflexion.
La gaieté clarifie l'esprit, surtout la gaieté littéraire. L'ennui Tembi-ouille; Textrème tension le fausse; le sublime le rajeunit,
La grâce est dans les vêtements , les mouvements ou les manières; la bgauté, dans le nu «1 dans l(»s formes, (lela est vrni «niand il s'agit
(les corps; mais s'il s'agit des sentiments, la beauté est dans leur spiritualité, et la grâce dans leur modération.
La modération consiste à être ému comme les anges.
La douleur a ses équilibres. La tranquillité de la vie peut quelquefois balancer, comme un contre-poids, la désolation du moment.
Dieu a ordonné au temps de consoler les malheureux.
Il y a , dans la colère et la douleur , une détente qu'il faut savoir saisir et presser.
La colère dont le siège est dans les nerfs passe plus vite et plus entièrement que celle dont le siège est dans les humeurs. Celle-ci laisse de plus profondes traces ; plus longue, plus intime, elle a pour suite des rancœurs.