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L'AMOUR

L'amour, sujet jusqu'alors réservé aux romanciers et aux poètes. Insuffisance des philosophes qui en ont traité. 11 faut l'étudier dans la vie réelle.

Son rôle, son importance, intérêt universel qu'il inspire.

Tout amour vulgaire ou éthéré a sa source dans rinstinct sexuel. Son but est la procréation d'un certain enfant déterminé: il fixe ainsi la génération future.

La nature de l'instinct est d'agir dan3 l'intérêt de l'espèce aux dépens de l'individu. L'instinct abuse

l'être égoïste d'une illusion décevante pour arriver à ses fins. Il guide, dans l'amour, le choix de l'homme et delà femme vers les qualitésphysiqnes et morales les plus propres à assurer la reproduction, le maintien ou le redressement du type intégral de l'espèce, sans aucun égard pour le bonheur des personnes.

De ce conflit eatre le génie de l'espèce et les génies protecteurs des ind i vidus viennent le sublime et le pathétique de l'amour. Issue tragique de l'amour malheureux, déceptions de l'amour satisfait.

Les amants sont des traîtres qui en perpétuant la vie perpétuent la douleur.

Daphnis et Chloé, dialogue.

Sérieux de la volupté .#• 81

n. — ESSAI SUR LES FEMMES.

Leur destinée. — Beauté passagère. — Précocité, limites de leur intelligence. Elles vivent plus que l'homme dans le présent, elles sont plus portées Ters la pitié que vers la justice; le mensonge est Ja défense nnturelle de leur faiblesse.

Les passions des femmes servent les intérêts de l'espèce. Leur rivalité vient de leur vocation unique.

Au fond, ce sexe laid n'a pas le sentiment du beau. Si elles affectent d'aimer les arts, c'est uniquement par désir de plaire.

La dame en Occident.

Le mariage, un piège et une servitude.

L'honneur des femmes • • » o 129

L'amour et la mort. — C'est à l'humanité et non â des individualités chétives et misérables, qu'on

peut assurer la durée. — Ce que le sommeil est pour l'individu, la mort l'est pour l'espèce. — La volonté seule est indestructible. — Éternité de la matière. — Souveraine indifférence de la nature devant la ruine des êtres qui, par la mort, retombent dans son sein 1 47

L'art est une délivrance. Il affranchit du vouloir et par suite de la douleur, — Il rend les images de la vie pleines de charme. — Sa mission est d'en reproduire tous les aspects, toutes les nuances. — Poésie lyrique. —Tragédie, coiiiédie. — Peinture. — Musique ; l'action du génie y est plus sensible que partout ailleurs 155

Trois degrés, Tégoïsme, la pitié, l'ascétisme.

L'égoïsme est sans bornes; c'est pour le dissimuler que les hommes ont inventé la politesse, c'est pour le régler et le contraindre qu'ils ont institué l'État.

La pitié, seul fondement de la morale, naît du sentiment de l'identité de tous les hommes et de tous les êtres, et doit s'étendre aux animaux.

L'ascétisme s'élève jusqu'au renoncement volontaire, jusqu'à la chasteté absolue, jusqu'à la négation du vouloir vivre. L'art n'est qu'une délivrance passagère, l'ascétisme c'est la libération définitive ; il procure la paix durable. Accord entre les ascètes de toutes les religions et de tous les temps i67

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