XXXIV. * La discordance apparente des Évangiles, w
372 DE LA EBLIGION CHEÉTIENNE.
XXXV. V20\ Les figures de FÈvangile pour Tétaf m \^ Vyde l'âme malade sout des corps malades; mais parcequ'un corps ne peut être assez ma- Istfle pour le bien exprimer, il en a fallu plusieurs. Ainsi il y a le sourd, le muet, Taveugle, le paralytique, le Lazare mort, le possédé : tout cela ensemble est dans Tâme malade.
j XXXVI. Comme Jfésus-Chrisl est demeuré inconnu *» parmi les hommes, ainsi sa vérité demeure parmi les opinions communes sans différence à l'extérieur : ainsi l'Eucharistie parmi le pain commun.
* Que je hais ces sottises de ne pas croire TEucha- 403 ristie! etc. Si l'Évangile est vrai, si Jésus-Christ est Dieu, quelle difficulté y a-t-il là?
* Elle est toute le corps de J. C, en son patois; mais^^o il ne peut dire qu'elle est tout le corps de J. C.
— * L'union de deux choses sans changement ne fait point qu'on puisse dire que l'une devient l'autre.
* Ainsi l'âme étant unie au corps; le feu au bois sans changement.
Mais il faut changement qui fasse que la forme de Tune devienne la forme de l'autre.
* Ainsi l'union du Verbe à l'homme.
— * Parce que mon corps sans mon âme ne ferait pas le corps d'un homme, mon âme unie à quelque matière que ce soit fera mon corps.
* Il me distingue la condition nécessaire d'avec la condition suffisante. L'union est nécessaire , mais non suffisante.
— * Le bras gauche n'est pas le droit.
— * L'impénélrabililé est une propriété, des corps.
— * Identité de numéro au regard du même temps exige l'identité de la matière.
— * Ainsi si Dieu unissait mon âme à un corps à la Chine, le même corps, idem numéro, serait à la Chine.
— * La même rivière qui coule là est idem numéro q\xe celle qui court en même temps à la Chine.
* Fascination, -r— Sumtmm suum, — Figura hujus^i mfindi,
— * L'Eucharistie.
* Comedes paj^em tuum^ — panem nostrum.
— * Inimici Dei terram lingent. Les pécheurs lèchent la terre, c'est-à-dire aiment les plaisirs terrestres.
XXXVII. — * Singularis ego sum donec transeam. J. C. avant sa mort était presque seul de martyr.
XXXVIII. * Lés deux raisons contraires : il faut çom- <« mencer par là ; sans cela on n'entend rien et tout est hérétique. Et même à la fin de chaque vérité, il faut ajouter qu'on se souvient de la vérité opposée.
574 DE I.A EBLIGION CHRETIENNE.
m XXXIX. Il y a hérésie à expliquer touîoiirs omnes de «^s tous, et hérésie à ne le pas expliquer quelquefois de tous. Bibite ex hoc omnes : les huguenots, hérétiques en Texpliquant de tous. In que omnes peceaverunt : les huguenots, hérétiques en exceptant les enfants des fidèle. II faut donc suivre ks Pères et la tradition pour savoir quand, puisqu'il y a hérésie à craindre de part el d'autre.
XL-.* Canoniques, Les hérétiques, au commence- 59 méat de TËglise servent à prouver les canoniques.
* Hérétiques.
Ezech.
399 Tous les païens disaient du mal d'Israël, et te Pro- 137 phète aussi : et tant s'en faut que les Israélites eussent droit de lui dire : Vou;$ pairlez comme les païens, qu'il fait sa plus grande force sur ce que les païens parlent comme lui. •
XLI. " Dieu et les apôtres prévoyant que les semences ui d'orgueil feraient naître les hérésies et ne voulaut pas leur donner occaste» de naître par des termes propres, a mis dans' rÉcriture et les prières de FEglise des mois et des sentences contraires pour produire leurs fruits dans le temps.
* De même qu'il donne dans la morale la charité qui produit des fruits contre la concupiscence.
* Celui qui sait la volonté de son maître sera battu de plus de coups, à cause du pouvoir qu'il a par la connaissance.
Qui justus est justifketur adkuc; à cause du pouvoir qu'il a par la justice.
A celui qui a le plus reçu sera le plus grand compte demandé à cause du pouvoir qu'il a par le secours.
XLII. * Contre ceux qui sur la confiance de la misé- tin ricorde de Dieu demeurent dans la nonchalance^ sans faire de bonnes œuvres, 9M Comme les deux sources de nos péchés sont Torguieil et la paresse, Dieu nous a découvert deux qualités e» lui pour les guérir : sa mjiséricorde et sa justice. Le propre de la justice est d'abattre l'orgueil, quelque saintes que soient les œuvres, et non intres juèkium. El le propre de la miséricorde est de combattre la .paresse en invitant aux bonnes œuvres, selon ce passage : La miséricorde de Dieu invite à la pénitence * ; et cet autre des Ninivites : Faisons pénitence, pour voir si par aventure il aura pitié de noissK Et ainsi tant s'en faut que la miséricorde autorise le relâchement, que c'est au contraire la qualité qui le combat formellement, de sorte qu'au lieu de dire : S'il n'y avait point en Dieu de miséricorde, il faudrait faire toutes sortes d'efforts pour la vertu ; il faut dire, au contraire, que c'est parce qu'il y a en Dieu de la miséricorde, qu'il faut faire toutes sortes d^efforts.