‹ Pensees, fragments et lettres de Blaise PascalChapitre 25 sur 134 · XIII. * Philosophes · texte numérisé non relu

XIII. * Philosophes

«j^ Ils croient que Dieu est seul digne d'être aimé et 191 admiré, et ont désiré d'être aimés et admirés des hommes; et ils ne connaissent pas leur corruption. S'ils se sentent pleins de sentiments pour l'aimer et Tadorer, et qu'ils y trouvent leur joie principale, qu'ils s'estiment bons; à la bonne heure. Hais s'ils s'y trouvent répugnants, s'ils n'ont' aucune pente qu'à se vouloir établir dans l'estime des hommes, et que pour toute perfection ils fassent seulement que, sans forcer les hommes, ils leur fassent trouver leur bonheur à les aimer, je dirai que cette perfection est horrible. Quoi! ils ont connu Dieu, et n'ont pas désiré uniquement que les hommes l'aimassent; mais ^ que les hommes s'arrêtassent à eux ; ils ont voulu être l'objet du bonheur volontaire des hommes I

XIV# * Recherche du vrai bien.

* Le commun des hommes met le bien dans la for- „

< Dans le MS. : sHl n'a.

' Le mot mais manque dans le MS.*

tune et dans les biens du dehors, ou au moins dans le divertissement. Les philosophes ont montré la vanité de tout cela et Tont mis où ils ont pu.

* Le souverain bien. Dispute du souverain bien.

* Ut sis contentus temetipso et ex te ncucentibus bonis. Il y a contradiction, car ils conseillent enfin de se tuer. quelle vie heureuse dont on se délivre comme de la peste ' I

XV/ * Il est bon d'être lassé et fatigué par Tinutile m recherche du vrai bien, afin de tendre les bras au libérateur.

* Je ne souffrirai point qu'il repose en lui, ni en^^ l'autre, afin qu'étant sans assiette et sans repos... \

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