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faibles; et je vois par raison et par expérience que rien n*est plus propre à leur en faire naître le mépris.
Ce n'est pas de cette sorte que rÉcriture, qui connaît mieux les choses qui sont de Dieu, en parle. Elle dit au contraire que Dieu est un Dieu caché ; et que depuis la corruption de la nature il les a laissés (les hommes) dans un aveuglement dont ils ne peuvent sortir que par Jésus -Christ, hors duquel toute communication avec Dieu est ôtée : Hemo novit patrem nisi filiuSy et eut voluerit filius revelare '.
C'est ce que TEcriture nous marque, quand elle dit en tant d'endroits que ceux qui cherchent Dieu le trouvent ; * ce n'est point de cette lumière qu'on parle comme le jour en plein midi : on ne dit point que ceux qui cherchent le jour en plein midi ou de Teau en la mer en trouveront; et ainsi il faut bien que l'évidence de Dieu ne soit pas telle dans la nature. Aussi elle nous dit ailleurs : Vere tu es Deus ahsconditus *.
2kh II. Préface. — Les preuves de Dieu métaphysiques aes sont si éloignées du raisonnement des hommes et si impliquées, qu'elles frappent peu ; et quand cela servi-r rait à quelques-uns, ce ne serait que pendant l'instant qu'ils voient cette démonstration; mais, une heure après» ils craignent de s'être trompés.
> Matth., II, 27.
* Tout ce morceau, dicté à une personne visiblement^ fort peu lettrée, présente çà et là des obscurité<i qui Tiennent sans^Vioute de rinexpérience du secrétaire. Par exemple^ au lieu de : comme le jour en plein midi, il semble qifit faudrait : comme du feur, etc.