U* ARRIVER A LA FOI
turelle. Notre cœur se sent déchiré entre ces efforts contraires. Mais il serait bien injuste dlmputer cette violence à Dieu qui nous attire, au lieu de Tattribuer au monde qui nous retient. C'est comme un enfant que sa mère arrache d'entre les bras des voleurs, (et qui) doit aimer dans la peine qu'il souffre la violence amoureuse et légitime de celle qui procure sa liberté, et ne détester que la violence impétueuse et tyrannique de ceux qui le retiennent injustement ^ La plus cruelle guerre que Dieu puisse faire aux hommes en cette vie, est de les laisser sans cette guerre qu'il est venu apporter. Je suis venu apporter la guerre, dit-il; et, pour instruire de cette guerre. Je suis venu apporter le fer et le feu *. Avant lui, le monde vivait dans une fausse paix.
i«5 J'aurais bientôt quitté les plaisirs, disent-ils, si h j'avais la foi. Et moi je vous dis : Vous auriez bientôt la foi si vous aviez quitté les plaisirs. Or, c'est à vous, à commencer. Si je pouvais, je vous donnerais la foi. Je ne puis le faire, ni partant éprouver la vérité de ce que vous dites. Mais vous pouvez bien quitter lesi plaisirs et éprouver si ce que je dis est vrai.
^ Incompréhensible que Dieu soit, et incompréhensible it qu'il ne soit pas ; que l'âme soit avec le corps, que nous.
■ Cette comparaison se retrouve dans la Vin« lettre à M^K de^ Roannez. Voy. I«' vol. pag. 51 .
' mtth, X. 34. Luc. XII. 49.