VI. * Hùt. de la Chine
M9 Je ne crois que les histoires dont les témoins se(S9 feraient égorger.
— * Il n'est pas question de voir cela en gros. Je vous dis qu'il y a de quoi aveugler et de quoi éclairer.
* Par ce mot seul je ruine tous vos raisonnements. < Hais la Chine obscurcit, dites-vous; et je réponds : la
Chine obscurcit, mais il y a clarté à trouver ; cherchez-la.
* Ainsi tout ce que vous dites fait à un des desseins, et rien contre Fautre. Ainsi cela sert et ne nuit pas.
* Il faut donc voir cela en détail ; il faut mettre papiers sur table.
— * Contre l'histoire de la Chine.
— * Les historiens de Mexico, des cinq soleils dont le dernier est il n'y a que Imit cents ans.
— * Différence d'un livre reçu, d'un peuple ou qui forme un peuple *.
«94 VII. Qu'il y a de différence d'un livre à un autre I Je ne m'étonne pas de ce que les Grecs ont fait l'Iliade, ni les Egyptiens et les Chinois leurs histoires.
Il ne faut que voir comment cela est né. Ces histo- , riens fabuleux ne sont pas contemporains des choses dont ils écrivent. Homère fait un roman qu'il donne pour tel ; car personne ne doutait que Troie et Aga- ' memnon n'avaient non plus été que la pomme d'or. Il ne pensait pas aussi à en faire une histoire, mais
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seiilçinent un divertissement. Il esl le seul qui écrit de son temps : la beauté de Touvrage fait durer la chose ; tout le monde l'apprend et en parle ; il la faut savoir; chacun la ^ait par cœur. Quatre cents ans après, les témoins des choses ne sont plus vivanU; personne ne sait plus par sa connaissance si c'est une fable ou une histoire : on l'a seulement appris de ses ancêtres ; cela peut passer pour vrai '.
VIII. * Les deux plus anciens livres du monde sont w Moïse et Job, Tun Juif, l'autre païen, qui tous deux regardent J. G. comme leur centre commun et leur objet : Moïse en rapportant les promesses de Dieu à Abraham, Jacob, etc., et ses prophéties; et Job : Quis mihi det uty etc. Seio enim quod redemptor meus f>enity etc.
IX. * Zèle du peuple juif pour sa loi, et princtpale- 491 ment depuis qu'il n'y a plus eu de prophètes.
* Machabées, depuis qu'ils n'ont plus de prophètes. Massor, depuis J, G. ^
90S Tandis que es prophètes ont été pour maintenir la 491 loi, le peuple a été négligent. Mais depuis qu'il n'y a plus eu de prophètes, le zèle a succédé.
* Le diable a troublé le zèle des Juifs avant J. G., ii9
» Dans la Copie seulement. — ' Idem.
parce qu'il leur eût été salutaire; mais non pas après. — * Le peuple juif moqué des gentils, le peuple chrétien persécuté.
ao3 X. C'est visiblement un peuple fait exprès pour servir 277 de témoin au Messie. Is. 43. 9. *^ 44. 8. Il porte les livres et les aime, et ne les entend point. Et tout cela est prédit : que les jugements de Dieu leur sont confiés, mais comme un livre scellé.
903 XI. La création du monde commençant à s'éloigner, Dieu a pourvu d'un historien unique contemporain, et a commis tout un peuple pour la garde de ce livre, afin que cette histoire fût la plus authentique du monde, et que tous les hommes pussent apprendre une chose si nécessaire à savoir, et qu'on ne pût la savoir que par là '.