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DE LA FAMILLE ET DE LA MAISON

DE LA SOCIÉTÉ, DE LA CONVERSATION, DE LA l'OLlTESSfc ET DES MAN1{':RES.

Il faut donner la souveraineté domestique aux pères sur les enfants, aux maîtres sur les apprentis, et aux vieillards sur la jeunesse.

Dans un état bien ordonné, les rois commandent i\ des rois, c'est-à-dire à des pères de famille, maîtres chez eux, et qui gouvernent leur maison. Que si quelqu'un gouverne mal la sienne, c'est un grand mal sans doute, mais beaucoup moindre que s'il ne la gouvernait

point.

Gouverner sa maison, c'est être vraiment citoye c'est véritablement prendre part au gouvernement général de la cité, en exercer les plus beaux droits, et en rendre la marche plus facile. Chaque chef de famille devrait être pontife et roi dans sa maison.

Peu d'hommes sont dignes d'être chefs de famille, et peu de familles sont capables d'avoir un chef.

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