DE LA RELIGION
Avec Dieu il ne faut être ni savant ni philosophe, mais enfant, esclave, écolier, et tout au plus poète, Il faut être religieux avec naïveté, abandon et bonhomie, et non pas avec dignité et bon ton, gravement et mathématiquement.
La dévotion embellit l'ame, surtout l'âme des jeunes gens.
Ceux qui n'ont pas été dévots n'ont jamais eu l'anie assez tendre.
Quand l'humilité n'accompagne pas la dévotion, celle-ci devient inévitablement orgueil.
L'humilité est aussi convenable à l'homme devant Dieu (juela modestie à l'enfant devant les hommes.
Y aurait-il quelque chose de supérieur à la foi.... une vue, une vision? Je ne sais quel rayon éclairerait-il mieux certains hommes que certains autres? et, pendant le jour delà vie, Dieu se manifesterait-il à quelquesuns hors de la nuée? Mais quand cela pourrait être, qui oserait se flatter de l'avoir obtenu?
Dieu éclaira ceux ciui pensent souvent ;\ lui, et qui lèvent les yeux vers lui.
L'idée de Dieu est une lumière, une ',umière qui guide, qui réjouit; la prière en est l'alime/it.
Les meilleures prières sont celles qui n'ont rien d(
distinct, et qui participent ainsi de la simple adoration,
Dieu n'écoute que les pensées et les sentiments. Lei
paroles intérieures sont les seules qu'il entende.
cm.
Le prie-Dieu est un nieuble indispensable au boi ordre; où il n'est pas, il n'y a point de pénates, poin de respect.
Faites à Dieu cette prière : Etre sans fin et sani commencement, vous êtes ce que l'homme peut con cevoir de meilleur. Comme un rayon de la lumière es renfermé dans tout ce qui brille, un rayon de votre bonté reluit dans tout ce qui est vertu. Tout ce qut nous pouvons aimer, et tout ce qui est aimable monln une part de votre essence, une apparence de vous même. Toutes les beautés de la terre ne sont qu'un( ombre projetée de celles qui sont dans le ciel. Rende2 nous semblables à vous, autant que notre nature gros sière permettra cette ressemblance, afin que noui soyons participants de votre bonheur autant que li permet cette vie.
Parler à Dieu de ses souhaits, de ses affaires, ce! est-il permis? On peut dire que ceux qui s'en abstiennent par respect, et ceux qui le pratiquent par confiance et simplicité, font bien,
Il faut demander la vertu à tout prix et avec ins tance, et la prospérité timidement et avec résignation Demander, c'est recevoir, quand on demande les v-vaii biens.