‹ Pensées, Maximes, Anecdotes, DialoguesChapitre 101 sur 272 · ESPRIT DE M. DE LAUZUN · texte numérisé non relu

ESPRIT DE M. DE LAUZUN

Il a [)lu un moment à madame la duchesse de Grammont de dire que M. de Liancourt avait autant d'esprit que M. de Lauzun. M. de Créqui rencontre celui-ci, et lui dit : « ïu dînes aujourd'hui chez moi. — Mon ami, cela m'est

impossible. — Il le faut ; et, d'ailleurs, tu y es intéressé. — Comment? — Liancourt y dîne : on lui donne ton esprit; il ne s'en^ert point; il te le rendra. »

l'espiut en l'air.

Quelqu'un ayant lu une lettre très-sotte de M. Blanchard sur le ballon, dans le Journal de Paris : « Avec cet esprit-là, dit-il, ce M. Blanchard doit bien s'ennuyer en Fair. »

M ESPRIT, M PLCELLE A BERNE.

On condamna en même temps le livre de l'Esprit et le poëme de la Pucelle. Ils furent tous deux défendus en Suisse. Un magistrat de Berne, après une grande recherche de ces deux ouvrages, écrivit au sénat : « Nous n'avons trouvé dans tout le canton, ni Esprit ni Pucelle. »

LE COMTE d'eSTAING ET LA REINE.

Ouand M. le comte d'Estaing, après sa campagne de la Grenade, vint faire sa cour à la reine pour la première fois, il arriva porté sur ses béquilles, et accompagné de plusieurs officiers blessés comme lui ; la reine ne sut lui dire autre chose, sinon: « M. le comte avez-vous été content du petit Laborde? »

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