DONNER ET RECEVOIR
On agitait dans une société la question : « Lequel était plus agréable de donner ou de recevoir? » Les uns prétendaient que c'était de donner ; d'autres, que, quand l'amitié était parfaite, le plaisir de recevoir était peut-être au^si délicat et plus vif. Un homme d'esprit, à qui on demanda son avis, dit : « Je ne demanderai pas lequel dedeux plaisirs est le plus vif, mais je préférerais celui de donner; il m'a semblé qu'au moins il était le plus durable, et j'ai toujours vu que c'était celui des deux dont on se souvenait plus longtemps. »