VU
Il est une classe de la société où les enfants pieux ne savent pas cpie leurs parents sont mortels. Ils n'ont jamais os<'' y penseï".
Les malédictions des père* abrègent la vie ; celles des mères donnent la mort.
Il faut ne choisii* pour épouse que la femme qu'on choisirait pour ami, si elle était homme.
Rien ne fait autant d'honnem- à une femme ([ue sa patience , el rien ne lui en fait aussi peu que la patience de son mari.
Le triomphe des femmes n'est pas de lassei" et de vaincre leurs persécuteurs, mais de les amollit' et de faire tomber leuis armes.
De l'indissolubilité seule du mariage peut naître pour les femmes une communauté réelle des dignités de leurs époux, et de là, la considération extérieure, les honneuis et les respects.
On n'est, avec dignité, épouse ei vcuv(^
qu'une fois.
Le divorce déplaît même dans les oiseaux. Buffon a dill'amé les tourterelles.
Les enfants ne sont bien .s<jij(nés que par leurs mères, et les hommes <|iie par leurs femmes.
II est (le bonnes (]ualit«'s (pii ne se transmetlent pas , ou qui n'entrent pas dans le cours de l'hérédité. Ce qui est délicat s'évapore. Le lils d'un homme grave et robuste est ordinairement un homme sensé; le fils d'un homme d'esprit est rarement homme d'esprit.
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Les cadets sont en généial les plus beaux ; leur moulage est plus net et plus sûr.
^os pères trouvaient leurs i)laisirs dans leur famille, leur instruction dans les temples, leurs amusements dans leur bibliothèque, et leurs délassements chez leurs voisins.
L'usage du lit, quand on y est seul, est pour la sagesse : « 11 faut, dit Pythagore, se faire un temple de son lit. »
La table est une espèce d'autel qu'il faut parer les jours de fête et les jours de festin.
Dans les festins , il suffit d'être joyeux pour être aimable.
Les repas du soir sont la joie de la journée ; les festins du matin sont une débauche. Je hais les chants du déjeuner.
Ni pour son plaisir ni pour le nôtre il ne faut avoir pour commensal habituel un excellent convive; il nous blase et nous le blasons.
Il y a dans la sobriété de la propreté et de l'élégance.
On n'aime pas la tempérance où la vertu n'entre pour rien.
XWI
In \w\\ «I»' loiit, rien ;i smiliaii : ^'land inovni «l'rlic ni<Kl«''i('', <l'»''li<' .snj^c, «TrliT <ontent.
XWII.
Ayez soin (ju'il manqn<' toujours djuis voti'r maison <|uol(|uo rhosp dont la privation n«' vous soil i)as troj) pônilth», pt dont lo dôsiivous soit agi('al)lo. Il liiul so maintmir en loi <''lal (lu'on ne juiisso ètr<' janjais ni lassasifni insatiable.
XWIII.
L'attention «ju'on donnr à la niaison et aux meubles distrait du niaîti-e, connue le tenijd»' distrait du Dieu.
« Il n'est |»as lionnète de contiedire les gens « dans leur maison » , dit le conte. Chaque homme a le dioit d'y être maître absolu, d'y vivre en roi , et d'y être heureux, même par son amour -propre. C'est là qu'il est comme permis à ses infirmités et à ses défauts d'être à l'aise. Il est chez lui : cjuieonque y vi<'nt , entre dans un eni[>ire étranj^jei-. Ce sont de
tels privilèges qui , chez les peuples civilisés , rendent la vie domestique délicieuse, et préféral)le à toutes les indépendances de l'homme brul et isolé. Cette vie , au surplus , a des devoirs qui imposent perpétuellement le sacrifice de ces droits. Mais l'abandon qu'on en fait est volontaire, généreux, honorable; il devient ainsi une possession , une jouissance et un bien de plus.
Il faut porter son velours en dedans , c'està-dire montrer son amabilité de préférence à ceux avec qui l'on vit chez soi.
L'aménité, le bon accueil sont un billet d'invitation qui circule toute l'année.
Voir le monde, c'est juger les juges.