Libertin ami de Miton et auteur de ces vers
Et par ma raison je butte A devemr bdte brute.
2. Cest-a-due : par la gte6ralit6 des cas, pat le fait d'y voir la course et I 'instinct de garde.
Car Tun nie la supposition de 1'autre; Tun dit « II n'est pas ne a cette fin; car toutes ses actions y repugnent»; Tautre dit :« II s'eloigne de sa fin quand il fait ces basses actions. »
A P. R.1 Grandeur et misere. — La misere se con- 161 cluant de la grandeur, et la grandeur de la misere, les uns ont conclu la misere d'autant plus qu'ils en ont pris pour preuve la grandeur, et les autres concluant la grandeur avec d'autant plus de force qu'ils Font conclue de la misere meme, tout ce que les uns ont pu dire pour montrer la grandeur n'a send que d'un argument aux autres pour conclure la misere, puisque c'est 6tre d'autant plus miserable qu'on est tombe de plus haut; et les autres, au contraire. Us se sont portes les uns sur les autres par un cercle sans fin : etant certain qu'a mesure que les hommes ont de lumiere, ils trouvent et grandeur et misere en rhomme. En un mot, 1'homme connait qu'il est miserable : il est done miserable, puisqu'il Test; mais il est bien grand, puisqu'il le connait.
Cette duplicite de 1'homme est si visible, qu?il y 47 en a qui ont pense que nous avions deux ames.
Un sujet simple leur paraissait incapable de telles et si soudaines varietes d*une presomption demesuree a un horrible abattetnent de coeur 2.