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2. Paulus ^Emilius ±6pondit i celui que ce miserable roi de Mac6doine, son prisotmier, lui enroyait pour le pfier de ne le mencr pas en son triomphe : « Qu'il en fasse la requite £ soi-m6me, » (MONTAIGNE, 1, 19 d'aprfcs Cic6ron et Plutatque).
guerre, ne pouvant avoir la paix avec Tun qu'ayant guerre avec 1'autre.
Ainsi il est toujours divise, et contraire a lui-mSme.
489 Cette guerre int&ieure de la raison contre les passions a fait que ceux qui ont voulu avoir la paix se sont partages en deux sectes. Les uns ont voulu renoncer aux passions, et devenir dieux; les autres ont voulu renoncer a la raison, et devenir betes brutes. (Des Barreaux)1. Mais ils ne Tont pu, ni les uns ni les autres; et la raison demeure toujours, qui accuse la bassesse et Tinjustice des passions, et qui trouble le repos de ceux qui s'y abandonnent; et les passions sont toujours vivantes dans ceux qui y veulent renoncer.
483 Les hommes sont si necessairement fous, que ce serait etre fou par un autre tour de folie, de n'etre pas fou.
201 La nature de Thomme se consid£re en deux manieres : Tune selon sa fin, et alors il est grand et incomparable; Fautre selon la multitude, comme on juge de la nature du cheval et du chien, par la multitude2, d'y voir la course, et animum amndi ; et alors 1'homme est abject et vil. Voila les deux voies qui en font juger diversement, et qui font tant disputer les philosophes,