‹ Pensees Precedees Des Principaux OpusclesChapitre 120 sur 226 · Cf. Pensfa 194, note · texte numérisé non relu

Cf. Pensfa 194, note

2. v. 31-34 : « Beaucoup ont cru en lui. Jesus disait done (aux Juifs qui avaient cru en lui) : « Si vous demeurez (dans ma parole), vous serez mes vrais disciples, et la veritd vous liberera. » Ils lui re'pondirenl : « Nous sommes les enfants d? Abraham, et nous n'avons jamais et6 esclaves de personne. (Pourquoi nous dis-tu : vous seres: libres ? » et J6sus leur r^pondit : « Parce que tout homme qui commet un p^ch6 est esclave du « p6ch6... Quand le fils vous aura d^livres, vous serez vraiment libres, ») Ces demiers textes expliquent le commentaire de Pascal : croire qu'il est en soi de reahser la parole de J6sus, c'est croire a la parole du Re"dempteur, et se soustraire a son action, c'est £tre a la fois disciple ct mfidele (B.).

p ENSUES / SECTION vn 369

instruite1; la grace n?a pas detruit la loi; mais die la fait exercer 2.

La foi re§ue au bapteme est la source de toute la vie du chretien et des convertis.

La grace sera toujours dans le monde — et aussi 423 la nature — de sorte qu'elle est en quelque sorte naturelle. Et ainsi toujours il y aura des pelagiens, et toujours des catholiques, et toujours combat; parce que la premiere naissance fait les uns, et la grace de la seconde naissance fait les autres.

La loi obligeait a ce qu'elle ne donnait pas. La 409 grace donne ce a quoi elle oblige.

Toute la foi consiste en Jesus-Christ et en Adam 45 et toute la morale en la concupiscence et en la grace.

II n'y a point de doctrine plus propre a 1'homme que 405 celle-la, qui Tinstruit de sa double capacite de recevoir et de perdre la grace, a cause du double peril ou il est toujours expos6, de desespoir ou d'orgueil.

Les philosophes ne prescrivaient point des sen- 481 timents proportionnes aux deux etats.

1. H0/#., HI, 31. — « La loi est venue avant le me'decin, pour que le malade qui se croyait en bonne sant6, se teconnut malade » QANSENIUS, Augustintts. De Gratia Chnsti Salvatoris, I,

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