‹ Pensees Precedees Des Principaux OpusclesChapitre 137 sur 226 · Anti^ >t, XII, ii · texte numérisé non relu

Anti^ >t, XII, ii

7. Ibid., § 14. Pascal avait d'abord e"crit ]mfst conserve par 1'^dition Brunschvicg.

8. Phrase Inachev^e. Sur un autre fragment une main dirangere a recopid un texte latin de TE&TUIXIKN (D« wltu

PENSJiES / SECTION IX 427

de relacher le peuple. Les Juifs avaient des possessions paisibles sous Cyrus en Babylone, done ils pouvaient bien avoir la loi.

Josephe, en toute Phistoke d'Esdras, ne dit pas un mot de ce retablissement. — IV Rois9 xvn, 27*

Si la fable^ d'Esdras est croyable, done il faut 411 croire que Pficriture est ficriture Sainte; car cette fable n'cst fondee que sur Tautonte de ceux qui

faemin., 1. I, ch. in) dont voici la traduction : « Ainsi put-il retablir en esprit le texte detruit dans la violence du cataclysme, comme, apres la destruction de Jerusalem prise d'assaut par Babylone, tout Pappareil de Pficriture jmve fut, on en convient, reconstitu£ par Esdras. » Suit cette note : « II dit que Noe a pu aussi bien retablir en csput le hvre d'Enoch perdu par le deluge, qu'Esdras a pu retablir les fieri tu res perdues durant la captivite. » Puis, apres une citation grecque d'Eusebe (Hist. EccL, 1. V, ch. VTII, cl, ci-dcssous) : « 11 allegue cela pour prouver qu'il n'est pas incroyable que les Scptante aient explique les Ventures Samtes avec cette uniformite que Ton admire en eux, et il a pris cela dans saint lai'^R |1. Ill, ch. xxvj. — Saint Hilaire, dkns I*, preface sur les Pwumes, dit <ju'Esdras mit les Psaumes en ordre. — I/ongine de cette tradition went du xrv6 chapitre du IVe Hvre d'Jbsdras. »

Au-dessous, Pascal lui-mfime a <krit une traduction latine du texte d'Eusebe, dont il avait donnc en grec les dermferes lignes (depuis : dans la captivitt}. En voici la version franjaise : « JDieu a 6t6 glorifii, et les vraics Tkritures divines ont ctd crues, que tous r£citaient dans les mOmes termesSi exactement depuis le dibut jusqu*^ la fin, afin que les peuples presents connussent cjue ces Ecntures ont dtc mtcrpre'tees par Tinspiration de Dicu, et qu'il n'^tait pas ctonnant que Dieu ait accompli en eux cette ceuvre, puisque, dans la captivity du peuple sous Nabuchodonosor, les Ecritures etant detruites, et 70 ans plus tard les Juifs retournant dans leur pays, et ensiute au temps d'Artaxerces, roi des Perses, il inspira a Esdras, prfitre ae la tribu de L6vi, Tidfe de rappelcr les proph6ties anciennes et de restituer au pcuplc la lot qu*il avait donn£e par Mofec. »

428 PENS£ES / SECTION ix

disent celle des Septante, qui montre que 1'ficriture est sainte.

Done, si ce conte est vrai, nous avons notre compte pat la; sinon, nous 1'avons d'ailleurs. Et ainsi ceux qui voudraient ruiner la verit£ de notre religion, fondee sur Mofse, 1'etablissent par la meme autont& par ou ils 1'attaquent Ainsi, par cette providence, elle subsiste toujours.

202 Chronologie du Rabbinism. (Les citations des pages sont du livre Pugio.)

Page 27, R< Hakadosch (an 200), auteur du Affschna, ou loi vocale, ou seconde loi, Commentaires de Mischna (an 340) : L'un Siphra.

'Barajefol.

Talmud Hierosol.

Tosiptot,

Bertscbit Rabab, par R. Osaia Rabah, commentaire de Mischna.

Bereschit Rabab, 'Bar Nachoni sont des discours subtils, agreables, historiques et theologiques. Ce m6me auteur a fait des livres appe!6s Robot.

Cent ans apr£s (440) le Talmud Hierosol, fut fait le Talmud babylonique, par R. Ase, par le conscntement universel de tous les Juifs, qui sont n^cessaircment obliges d'observer tout ce qui y est contenu, ^'addition de R. Ase s'appelle Gtwtira, c?est4* dire le« commentaire» de Mischna,

Et le Talmud comprend ensemble la Miscbna et le Gemara*

394 Si ne marque pas 1'indifKrencc ; Malachie, Jr., Si volumus, etc.

In qmcwnque die'1.

Propheties. — Le sceptre ne fut point interrompu 265 par la captivite de Babylone, a cause que le retour etait prompt 2 et predit.

Preuves de Jesus-Christ. — Ce n'est pas avoir ete 59 captif que de Tavoir ete avec assurance d'etre delivre dans 70 ans. Mais maintenant ils le sont sans aucun espoir.

Dieu leur a promis qu'encore qu'il les disgersat aux bouts du monde, neanmoins, s'ils etaient tideles a sa loi, il les rassemblerait 2. Ils y sont tres fideles, et demeurent opprimes.

Quand Nabuchodonosor emmena le pcuple, de 53 peur qu?on ne crut que le sceptre fut otc dc Juda, il leur fut dit auparavant qu?ils y seraient peu, et combien ils y seraicnt, ct qu'ils seraient retablis.

Ils furent toujours consoles par les prophetcs, leurs rois continu£rent

Mais la scconde destruction est sans promesse de retablisscment, sans prophites, sans rois, sans consolation, sans cspcrancc, parcc que le sceptre est otc pour jamais,

Ccst une chose etonnante ct dignc d'unc (Strange *49 attention, de voir cc peuplc juif subsister dcpuis

T. In quMumcitttdh^ Chaguc fois oue»; c^cst 1'cxplication de j/, qui nnarquerait la n£cessit£ dc 1'effet, non rindiflfercnce (B.). 2. CM., XLIX, TO; ]fa XXIV, 14.

tant d'annees, et de le voir toujours miserable : etant n£cessaire pout la preuve de Jesus-Christ et qu'il subsiste pour le prouver, et qu'il soit miserable, puisqu'ils font crucifie : et, quoiqu'il soit contraire d'etre miserable et de subsister, il subsiste neanmoins toujours, malgre sa misere.

277 Cest visiblement un peuple fait expr£s pour servir de temoin1 au Messie (Ir., XLIII, 9; XLIV, 8). II porte les livres et les aime, et ne les entend point. Et tout cela est pr&lit; que les jugements de Dieu leur sont confies^ mais comme un livre scelle2.

1. Verset 10, plutot : <c Vous etes mes temoms », dit le Seigneur.

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