Luc, XI, 3 : « notn pain
V Ps>, LXX1, 6 : « Les ennctnis de Dieu lechent la tette ». 6. Exode* XXII, 8. La Vulgate porte cnm laeticibus agrestibus. j, Ps.» CXL, 10. « Je suis seul jusqu*i mon passage. » 8, Kr,, XLIV, 4. Pascal revicnt smr ce mot au fragment 760,
[misericorde}, mais de la justice de Dieu, s'ils ne sont les peches de Jesus-Christ.
II a adopte nos p6ches, et nous a \admis a son] alliance1; car les vertus lui sont [propres, et les\ peches Grangers; et les vertus nous [sont] etrangeres, et nos peches nous sont propres.
Changeons la r£gle que nous avons prise jusqu'[/W] pour juger de ce qui est bon. Nous en avions pour regie notre volontd, prenons maintenant la volonte de [Dm] : tout ce qu'il veut nous est bon et juste, tout ce qu'il ne veut \pas9 mamwis et injuste].
Tout ce que Dieu ne veut pas est defendu. Les peches sont defendus par la declaration generale que Dieu a faite, qu'il ne les voulait pas. Les autres choses qu'il a laissees sans defense generale, et qu'on appelle par cette raison permises, ne sont pas n&nmoins toujours permises. Car quand Dieu en eloigne quelqu'une de nous, et que par Fev&iement, qui est une manifestation de la volonte de Dieu, il parait que Dieu ne veut pas que nous ayons une chose, cela nous est defendu alors comme le pech£, puisque la volont6 de Dieu est que nous n'ayons non plus Tun que Tautre. II y a cette difference seule entre ces deux choses, qu'il est sur que Dieu ne voudra jamais le p£ch6, au lieu qu'il ne Fest pas qu'il ne voudra jamais Tautre. Mais tandis que Dieu ne la veut pas, nous la devons regarder comme p£ch6; tandis que Pabsence de la volont6 de Dieu, c[ui est seule toute k bont6 et toute la justice, la rend injuste et mauvaise.
342 Changer de figure, £ cause de notre faiblesse*
i. Le femllet est d6chir6 dans le manuscrit; on a ou r&abli les mots qui manquajent (B.).
PENS£ES / SECTION x 443
Figures. — Les Juifs avaient vieilli dans ces pensees 3 5 terrestres, que Dieu aimait leur pere Abraham, sa chair et ce qui en sortait; que pour cela il les avait multiplies et distingues de tous les autres peuples, sans souffrir qu'ils s'y nielassent; que, quand Us languissaient dans 1'figypte, il les en retira avec tous ces grands signes en leur faveur; qu'il les nourrit de la manne clans le desert; qu'il les mena dans une terre bien grasse; qu'il leur donna des rois et un temple bien bad pour y offrir des betes, et par le moyen de P effusion de leur sang qu'ils seraient purifies, et qu'il leur devait enfin envoyer le Messie pour les rendre maltres de tout le monde, et il a predit le temps de sa venue.
Le monde ayant vieilli dans ces erreurs cbarnelles, Jesus-Christ est venu dans le temps predit, mais non pas dans 1'eclat attendu; et ainsi ils n'ont pas pense que ce fut lui. Apres sa mort, saint Paul est vcnu apprendre aux hommes que toutes ces choses 6taient arrivees en figure1, que le royaumc de Dicu ne consistait pas en la chair, mais en 1' esprit *; que les ennemis des hommes n'etaient pas Ics Babyloniens, mais les passions; que Dieu ne se plaisait pas aux temples faits de main, mais en un cceur pur et humi- Hc s ; que la circoncision du corps etait inutile^ mais qu'il fallait cellc du cccur 4 ; que Moisc nc leur avait pas donn6 le pain du ciel 6, etc.
Mais Dieu n'ayant pas voulu decouvrir ces choses a ce peuple, qul en Aait indignc, ct ayant voulu
i. GaL9 IV, 24.