‹ Pensees Precedees Des Principaux OpusclesChapitre 171 sur 226 · R&umd du ftigfa Fidel, 3° p · texte numérisé non relu

R&umd du ftigfa Fidel, 3° p

David, grand temoin : roi, bpn, pardonnant, belle ame, bon esprit, puissant; il propherise, et son miracle arrive; cela est infini.

II n'avait qu'a dire qu'il &ait le Messie, s'il eut eu de la vanite : car les proph&ies sont plus claires de lui que de Jesus-Christ.

Et saint Jean de mfime.

Herode crut le Messie. II avait ote le sceptre de 167 Juda, mais il n'etait pas de Juda. Cela fit une secte considerable1.

Malediction des Grecs contre ceux qui comptent trois periodes des temps.

Comment fallait-il <ju?il fut le Messie, puisque par lui le sceptre devait £tre eternellement en Juda, et qu'a son arrivee le sceptre devait etre ote de Juda 2 . »

Pour faire qu'en voyant ils ne voient point, et qu'en entendant ils n'entendent point, rien ne pouvait ctre mieux fait 2.

Homo existens to Demi farit*. 211

Scriptum est« Dii tstis^ tt nonpotest solvi Scrtptura 4. Hat infirmitas non esf ad vitam et est ad mortem 6.

i. En margp : Et Batcosba, ct tin autrc rcgu par les Juifs, Et le bruit qui 6tait partout en ce temps-li. Sudtone. Tacite. Jos^phe,

a. Gw,, XLIX, 10 ct Jr., VI, 3,

j, L'homme qui cxiste tc fait Dieu.

4. II a £t6 tent ; « Vous 6te$ des dieux. » (Ps. LXXX, 6)P ct Tficriture ne pent 6trc aneaatia (La fitx de ces deux demises citations n'est que dans k copie.;

5 . « Cette maladic n'est pa$ pour la vie, eUe est pout k mort » (Cf. JOAK, XI, 4 : Infirmitas bac non est ad mortem* sedpro gloria Dei : ...n'cst pas pour k mort, mais pout k gloire de Dieu.)

« Lazarus dormitv et deinde dixit : Lazarus mortuus est1.

6 1 La discordance apparente des fivangiles 2.

442 Que peut-on avoir, sinon de la veneration, d'un homme qui predit clairement des choses qui arrivent, et qui declare son dessein et d'aveugler et d'eclairer, et qui mele des obscurites parmi des choses claires qui arrivent?

35 Le temps du premier avenement cst pr&lit; le temps du second ne Test point, parce que le premier devait etre cach6; le second doit £tre 6clatant et tellement manifeste que ses ennemis m£mes le devaient reconnaitre. Mais, comme il ne devait venir qu'obscurement, et que pour 6tre connu de ceux qui sonderaient les ficritures...

17 Dieu, pour rendre le Messie connaissablc aux bons et m6connaissable aux mdchants, Fa fait pr<5dire en cette sorte. Si la mani&re du Messie efit ^t<5

1. « Lazare dott » ct cnsuite il dit : Laisarc est mort. (JoAN., XI, ii et 14.)

2. En vue dc concilier les discordances apparcntes des fivangiles, Pascal icrivit un Abrigt de la w> de Jjsttt-Chrisf, « Or, cst-il dit dans la Prtface, ce que les fivangdlistes ont icnt (pour des raisons qui ne sont peut~6tre pas toutes connues), par un ordre ou ils n*ont pas toujours eu dgard i la suite des temps, nous le rddigeons ici dans la suite des temps, en rap* portant chaque verset de chaque fivang^liste dans Tordrc auquel la chose qui y est 6crite est arriv^e, autant que notre faiblesse nous Ta pu permettre, » (B.)

predite clairement, il n'y eut point eu <Tobscurit£, meme pour les mechants. Si le temps eut ete predit obscurement, il y eut eu obscurite, m&ne pout les bons ; car la [bonte de leur coeur] ne leur eut pas fait entendre que le mem ferme, par exemple, signifie six cents ans l. Mais le temps a ete predit chirement, et la maniere en figures,

Par ce moyen, les mechants, prenant les biens promis pour mat&riels, s?6garent malgre le temps pr6dit clairement, et les bons ne s'egarent pas. Car Tintelligence des biens promis depend du coeur, qui appelle« bien» ce qu'il aime; mais 1'intelligence du temps promis ne depend point du coeur. Et ainsi la prediction claire du temps, et obscure des biens, ne de$oit que les seuls m6chants,

II faut que les Juifs ou les Chretiens soient mechants* 22 1

Les Juifs le refusent, mais non pas tous : les saints 75 le regoivent, et non les charnels. Et tant s'en faut que cela soit contre sa gloire, que c'est le dernier trait qui Tachfeve. Comme la raison qu'ils en ont, et la seule qui se trouve dans tous leurs Merits, dans le Talmud et dans les Rabbins, n'est gue parce que Jdsus-Christ n?a pas domptd les nations en main arm^e, gladium tuum^ potentissime* (N'ont-ils gue cela a dire? J&us-Chnst a 6t6 tu6, disent-ils; il a succomb^; il n?a pas dompt6 les paiens par sa force; il ne nous a pas donn6 leurs d6pouilles; il ne donne point de richesses, N'ont-ils que cela & dire ? C'est en cela qu'il m^est aimable, Je ne voudrais pas celui

r. Cf. Penstt 607.

z. Ps. X1IV, 2.

qu'ils se figurent), il est visible que ce n'est que sa vie qui les a empeches de le recevoir; et par ce refus, ils sont des t^moins sans reproche, et, qui plus est, par la ils accomplissent les propheties.

[Par le moyen de ce que ce peuple ne l?a pas re<;u, est arrivee cette merveille que void : les propheties sont les seuls miracles subsistants qu'on peut faire, mais elles sont sujettes a Stre contredites.]

222 Les Juifs, en le tuant pour ne le point recevoir pour Messie, lui ont donne la derniere marque de Messie.

Et en continuant a le m&onnaitre, ils se sont rendus t&noins irreprochables : et en le tuant, et continuant a le renier, ils ont accompli les propheties (Ir., LX. PJ-. LXX).

37 Que pouvaient faire les Juifs, ses ennemis ? S'ils le regoivent, ils le prouvent par leur reception, car les depositaires de Pattente du Messie le regoivent; s'ils le renoncent, ils le prouvent par leur renonciation.

6 1 Les Juifs, en 6prouvant s'il ftait Dieu, ont montr6 qu'il 6tait homme.

6 1 L'figlise a eu autant de peine i montrer que Jesus-Christ &ait homme, centre ceux qui le niaient ^ montrer qu'il 6tait Dieu2; et les apparences aient aussi grandes.

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