‹ Pensees Precedees Des Principaux OpusclesChapitre 170 sur 226 · Cf. Penste 578, note · texte numérisé non relu

Cf. Penste 578, note

2. Luc, XXII, 46. Tous ces fragments sont des notes prises par Pascal en lisant saint Luc.

3. J&us dit a Pierre : <c T^tant tourne vers moi, raffcrmis tes frlres » (Lw9 XXII, 32); mais auparavant il vS7etait tourne vers Pierre, et Tavait regard^ (61).

4. Dans saint Luc, comme dans les autres evangilistes, il ne s'agit ni de Pierre ni de Malchus en particulier (XXII, 49). Le fait est compl&nentaire et inverse du prudent Jdsus a pr&venu Pierre pour qu'il fit le bien; la od il ne Ta pas prdvenu, Pierre a fait le j

5. Luc, XXIII, 5 : « II trouble le peuple enseignant par toutc la Judde, depuis la GaliUe jusqu'ici »,

Ceux qui ont peine a croire en cherchent un sujet 39 en ce que les Juifs ne croient pas. « Si cela etait si clair, dit-on, pourquoi ne croiraient-ils pas ? » Et voudraient quasi qu'ils crussent, afin de n'etre pas arret& par Pexemple de leut refos. Mais c'est leur refus meme qui est le fondement de notre creance. Nous y serions bien moins disposes, s'ils etaient des notres. Nous aurions alors un bien plus ample pretexte. Cela est admirable, d'avoir rendu les Juifs grands amateurs des choses predites, et grands ennemis de raccomplissement.

Les Juifs Etaient accoutumes aux grands et ^cla- 39 tants miracles, et ainsi, ayant eu les grands coups de la mer Rouge et la terre de Canaan comme un abrege des grandes choses de leur Messie, ils enattendaient done de plus eclatants, dont ceux de Moise n'^taient que les echantillons.

Les Juifs charnels et les pafens ont des mis&res, *zzy et les chr&iens aussi. 11 n'y a point de Redempteur pour les pafens, car ils n'en esp&rent pas seulement. Jl n'y a point de Redempteur pour Jes Juifs, ils Tcsperent en vain. II n?y a de Redernpteur que pour les Chretiens. (Voye^;

Au temps du Messie, ce peuple sc partage. Les 249

i. (Jettc indication se trouve teprisc ^, deux fois dans la Copts (p. 82 ct 179). « Voyex les deux sortes d'hommes dans le titre Perp6tuitd. — Deux sortes d'hommes en chaque religion (voyea Pcrpetuitfi). Superstition, concupiscence* »

spirituals ont embrasse le Messie; les grossiers sont demeures pour lui servir de temoins.

487 « Si cela est clairement predit aux Juifs, comment ne 1'ont-ils pas cru? ou comment n'ont-ils point etc extermines, de resister a une chose si claire ? » — Je rdponds : premierement, cela a iti predit, et qu'ils ne croiraient point une chose si claire, et qu'ils ne seraient point extermines. Et rien n'est plus glorieux au Messie; car il ne suffisait pas qu'il y eut des prophetes; il fallait que leurs propheties fussent conservees sans soupgon. Or, etc.

ii Si les Juifs eussent et£ tous convertis par Jesus- Christ, nous n'aurions plus que des temoins suspects. Et s'ils avaient iti extermines, nous^n'en aurions point du tout.

47 Que disent les prophetes de Jesus-Christ ? Qu'il sera evidemment Dieu ? Npn; mais qu'il est un Dieu veritablement cach6; qu'il sera meconnu; qu'on ne pcnsera point que ce soit lui; qu'il sera une pierre d'achoppement, i laquelle plusieurs hcutterontj etc. Qu'on ne nous reproche done plus le manque de clart6, puisque nous en faisons profession, Mais, dit-on, il y a des obscuritds. — Et sans cela, on ne serait pas aheurt6 4 Jesus-Christ, ct c'est un des desseins formels des proph&es : lixwta ] ,

51 Moi'se d'abord enseigne la trinite, le pcchd odginel, le Messie 2.

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