‹ Pensees Precedees Des Principaux OpusclesChapitre 183 sur 226 · Act. Apost., VII · texte numérisé non relu

Act. Apost., VII

penchant a la legerete, au changement, aux promesses, aux biens. Si peu qu'un de ceux-la se fut dementi par tous ces attraits, et, qui plus est, par les prisons, par les tortures et par la mort, ils etaient perdus. Qu'on suive cela,

489 Les apotres ont ete trompes, ou trompeurs; Tun ou Tautre est difficile, car il n'est pas possible de prendre un homme pour ^tre ressuscit6...

Tandis que Jdsus-Christ etait avec eux, il les jpouvait soutenir; mais apres cela, s'il ne leur est apparu, qui les a fait agir ?

Les Miracles.

— Lcs miracles discement la 235 doctrine, ct la doctrine disccme Ics miracles.

II y a de faux et de vrais. II faut une marque pour les connaitrc; autremcnt ils seraient inutiles. Or, ils nc sont pas inutilcs, et sont au contraire fondemcnt Or, il faut que la regie qu'ii nous donnc soit tellc, qu'cllc ne detruise la prcuve quc les vrais miracles donnent de la vcrite, qui cst la fin principalc dcs miracles,

Moi'se en a donnc deux : que la prediction n'arrivc pas, D<?///., xvnr l, et qu'ils nc mencnt point a 1'idolatric, Dmt^ xm s; et Jesus-Christ unc.

Si la doctrine r6gle les miracles, les miracles sont inutiles pour la doctrine 3.

Si les miracles r^glcnt...

i. Vcrsct 22 : « Tu auras cc signc : si Ic prophctc a Credit au nom de Dicu et que l*£vdnemetit ne s*cst pas produit, cc n'cst pas le Seigneur qui a par!6, etc. »,

z. PassJw* Cette seconae preuvc marque la Ydritc des miracles, tandis que la prdc&lcnte est signe de leur faussctc.

3, MARC, ix, 38 : « II n'est pas possible qu'un homme fassc u n miracle en mon nom, et qu'cn mcimc temps 11 parlc mal de moi. »

522 P ENSUES / SECTION XIII

Objection h la regie. — Le discernement des temps. Autre regie durant Moise, autre r£gle a present.

415 Miracle. — Cest un effet qui exc£de la force naturelle des moyens qu'on y emploie; et non-miracle est un eflFet qui n'excede pas la force naturelle des moyens qu'on y emploie. Ainsi ceux qui guerissent par Tinvocation du diable ne font pas un miracle; car cela n'excede pas la force naturelle du diable. Mais... x

449 Les deux fondements, 1'un intericur, Tautre cxterieur; la grace, les miracles; tous deux surnaturels.

45 5 Les miracles et la verite sont necessaires, a cause qu'il faut convaincre 1'homme entier, en corps et en ame.

449 Toujours ou les hommes ont parl£ du vrai Dieu, ou le vrai Dieu a parle aux hommes.

459 Jesus-Christ a verifie qu'il etait le Afesic, jamais

i . Pascal avait propos6 a M. de Barcos (neveu dc Saint-Cyran) cette definition du miracle, avec Texemplc de la gucrison aunc maladie pat Tattouchement d'une relique (c£ dans $a Vis par Mme Pdtier p. 17), le miracle de la Samte llpiae <jui a insptrd toute cette section) ou d'un dcmoniaquc par rinvocatioti du nom dc J^sus « parce que ccs cffcts surpasscnt la force oaturelle des paroles.., et,.. d'unc rcliquc, cjui ne peuvcnt gudrir les malades et chasser les demons. Mais jc n appdlc pas miracle de chasser les demons par Tart du diable, ,„ « (Questions sur ks miracles^ 2).

en verifiant sa doctrine sur I'ficriture et les propheties, et toujours par ses miracles.

II prouve qu'il remet les peches par un miracle1.

Ne vous rejouissez point de vos miracles, dit Jesus-Christ, mais de ce que vos noms sont ecrits aux cieux 2.

S'lls ne croient point Moise, ils ne croiront point un ressuscite.

Nicodeme reconnait, par ses miracles, que sa doctrine est de Dieu : Scimus quia venisti a Deo magister ; nemo enim potest hcBc signa facer e qua tu fads nisi "Deus ftterit cum Wo*. II ne juge pas des miracles par la doctrine, mais de la doctrine par les miracles.

Les Juifs avaient une doctrine de Dieu comme nous en avons une de Jesus-Christ, et confirmee par miracles; et defense de croire a tous faiseurs de miracles, et, de plus, ordre de recourir aux grands pretres, ct de s'en tenir a eux*.

Et ainsi toutes les raisons que nous avons pour refuser de croire les faiseurs de miracles, ils les avaient a Tcgard de lours prophetes.

Et ccpendant ils dtaient tres coupables de refuser les prophetes, a cause de leurs miracles, et J6sus- Christ; et n'eussent pas && coupables s'ils n'eussent point vu les miracles : Nisi ferissem..^ peccatum non habermt 5. Done toute la cr^ance est sur les miracles.

La prophetic n'est point appel^e miracle : comme, saint jean parle du premier miracle en Cana6, et

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