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Personnages traditionnels de la Comddie italienne

i. Cteobuline, princesse, puis reine de Connthe, figure, dit E. Havet, en divers endroits dans Artamlm ou k Grand Cyrus, de Mile de Scuderi. Mais on trouvera particulierement Fhistoire de sa passion au livre second de la septieme partie. Elle est amoureuse d'un de ses sujets, Myrinthe, qui n'est pas m^me Corinthien d'prigine; mais a elle Taimait sans penser 1'aimer, et elle fut si longtemps dans cette etreur, que cette affection ne fat plus en etat d'etre surmontSe lorsqu'elle s'en apergut. » II faut aj outer que Cldobuhne passait pour tee le portrait de k reine Christine de Suede, et il n'est pas ddfendu de penser que cette particulante aurait attird sur son personnage 1'attention de Pascal (B.).

z, Cf, YArt de persuader, p, 113, et Pmsees 310-311.

L. Brunschvicg avait d'abord pubh6 sous le n° 16 une Pensee sur 1'^loquence provenant du Supptiment de Bossut (n° XXVII). Puis il decouyrit qu'elle demarquait simplement une appr^aation de Besoigne sur Pascal (tiistoire de I'abbaye de Port-Royal, ie p., 1. VI) : « II concevait 1'eloquence comme un art de dire

On aime a voir Femur, la passion de Geobuline, parce qu'elle ne la connait pas. Elle deplairait, si elle n'etait trompee3.

Quand un discours natutel peint une passion ou 420 un effet, on trouve dans soi-meme la verite de ce qu'on entend, laquelle on ne savait pas qu'elle y fut, de sorte qu'on est porte a aimer celui qui nous le fait sentir; car il ne nous a pas fait montre de son bien, mais du notre; et ainsi ce bienfait nous le rend aimable, outre que cette communaut6 d'intelligence que nous avons avec lui incline necessairement le cceur a Taimer.

Eloquence qui persuade par douceur, non par 130 empire; en tyran, non en roi2.

439 Les rivieres sont des chemins qui marchent, et qui portent ou Fon veut aller l.

^443 Lorsqu'on ne salt pas la verite (Tune chose, il est bon qu'il y ait une erreur commune qui fixe 1'esprit des homines, comme, par exemple la lime 2, a qui on atttibue le changement des saisons, le progres des maladies, etc,; car la maladie principale ae rhomme est la curiosite inquiete des choses qu'il ne peut savoir; et il ne lui est pas si mauvais d'etre dans Terreur, que dans cette curiosit6 inutile.

444 La maniere d'ecrire d'fipictete, de Montaigne et de Salomon de Tultie 3, est la plus d'usage, qui s'insinue le mieux, qui demeure le plus dans la memoire, et

les choses de telle fa$on : i° que ceux a qui Ton parle puissent les entendre sans peine et avec plaisir; » (c£ Art de persuader > p. 1 14) « 2° qu'ils s'y sentent interess6s, en sorte que Tamourpropre les porte volontiers a y faire reflexion » (cf . Vie de Pascal par Mme PERJER, p. 23 :

« C'est pourquoi il la faisait consister dans une correspondance qu'on tache d'^tablir entre Tesprit et le cceur de ceux a qui 1 on parle d'un c6te, et de 1'autre les pens6es et les expressions dont on se sert » etc.)

1. L. Brunschvicg a situe ici cette Pensfo qu'd interprete comme une « comparaison pour mieux faire entendre sa conception de 1'eloquence. Le discours est en effet pour Pascal un chemin qui marche et qui porte 1'esprit a la conclusion ou Fon tend ». Mais peut-^tre cette image a-t-elle plut6t un sens moral, cf. Pensfo 459.

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