INTRODUCTION XI
piete que dans les vanites du monde^ » // eprouvaitFimpuissance de sa volonte sans la grace de Dieu, malgre son « grand desir d'etre tout a lui 2 ». II entendait Ken Fappel: Totum exigit te qui fecit te 3 ; mats qtfil est restnint le nombre des elus, de ceux que Dteu a mysterieusement predestines a recevoir k secours sans lequel Us ne peuvent sy e lever jusqu'% lui!
Aussi, sans qtfil j ait eu necessairement vision ou extase mystique, le bouleversement interieur de la nuit memorable du 23 novembre, marqua-t-il bien la conversion definitive : dans la ferveur soudaine de la meditation ?, Dteu se rapprochait et, devenu sensible au ctzur, apportait a son serviteur certitude , joie et paix. L,a volonte, soutenue enfin par la grdce manijeste, renonfait sans peine a tout ce qui tfetait pas Jesus-Christ.
Desormais Pascal va mener une vie pauvre et mortifies et consacrer toute son intelligence au service de Dieu. S'il jette d'abord son talent litter aire dans la polemique contre les ]esuitesy c'est surtout pour lutter contre la morale relctchee dont il venait d'eprouver dans le monde combien elle eloigne du vrai christianisme. Adoucir la religion pour la rendre plus accessible., fest Paffaiblir ; mieux vaut partir de F experience m$me que fait Fhomme de son impuissance, pour Pilever pr ogres sinment jusqu'a Dieu. Oest le but de cette Apologie ^ laquelle "Pascal consacre ses dernieres annees, toutes de renoncement et de maladie. }*Jen ne saurait id remplacer k recit de sa s&ur qui I7 a soigne et assiste & ses aerniers moments 4.