‹ Pensees Precedees Des Principaux OpusclesChapitre 4 sur 226 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

encore attache & la science qul lui vaut V admiration des grands, depuis son ami le due de Roanne% jusqu'a la reine Christine, a qui il dedie sa machine arithmetique en marquant « la preeminence de P esprit sur les puissances materielles ». L,a libido sciendi se teinte id de libido dominandi1; et plus sans doute qtfune concupiscence charnelle, fest encore le desir de briller et de n'Htre point ridicule devank les mondains comme Mere, qui r incline h se miller de plus en plus a tous les plaisirs de la societL Le the&tre, les romans, les conversations des salons elargissent son experience de Fhomme. II gofite F enivrement d?un bnllant train de vie et se pr$te de mauvais gre au partage de f heritage paternel quand sa soeur entre en religion. « II est encore trop du monae et m$me dans la vanite et les amtisements pour preferer les aumones qrn vous voulie^ fatre a sa commodite particuliere » dit alors la Mere Angelique a Jacqueline 2.

Cependant il decouvre le vide profond des divertissements, la grimace des « respects a'etablissemenk », et sous la faiblesse de Fhonnfoete naturelle, la misere de rhonime livre ct cette corruption dont il a appris autrefois le secret dans Jansenius. Aprh le retour definitif & Dieu, s(Lur Sainte-ILuphemie ecrit a Mme Ptrier que leur frire avait « depuis plus d'un an un grand mepris du monde et un degofit presque insupportable de toutes les personnes qui en sent 3. » Mais « le reproche continml que lui jaisait sa conscience * » ne parvenait pas h rompre ces « horribles attaches » et a le rapprocher d'un Dieu qui itait devenu terriblement lointain. Si rangoisse le tourmentajamais, ce jut bien pendant cette annfe 1654 : trouvant « encore plus d'amertume dans les exercices de

Page 1