‹ Pensees Precedees Des Principaux OpusclesChapitre 51 sur 226 · Sainte-Beuve cite le t^moignage d'un familier de Nicole · texte numérisé non relu

Sainte-Beuve cite le t^moignage d'un familier de Nicole

Mademoiselle de Gournay1. Credule, gens sans jeux. Ignorant, quadrature du cerck, monde phis grand. Ses sentiments sur Thomicide volontaire, sur la mort. 11 inspire une nonchalance du salut, sans crainte et sans repentir*. Son livre n'etant pas fait pour porter a la pi&e, il n'y etait pas oblige : mais on est toujours oblige de n'en point detourner. On peut excuser ses sentiments un peu libres et voluptueux en quelques rencontres de la vie (730, 331) 3; mais on ne peut excuser ses sentiments tout paiens sur la mort; car il faut renoncer a toute piete, si on ne veut au moins mourir chretiennement; or, il ne pense qu'a mourir lachement et mollement par tout son livre.

Ce n'est pas dans Montaigne, mais dans moi, 431 que je trouve tout ce que fy yois 4.

racontant que « M. Pascal avait... efface dans son livre de Montaigne tout ce qui etait centre la chastete ».

1. La « fille spintuelle » de Montaigne qui avait public en 1595 r<§dition definitive des Essa/s, y ajouta une Prtface (1635) dans laquelle elle affirmait : « Ce ne sont pas les discours francs et speculatifs sur Tamour qui sont dangereux. »

2. Allusions a divers passages de Montaigne : II, i z (« especes ' d*hommes... sans tete, portant les yeux.,. en la poitnne);

14 (« les propositions g^ometriques qui concluent par la certitude de leurs demonstrations le contenu plus grand que le contenant... et quadrature du cercle...»); 12 (« ce grand corps que nous appelons le Monde est chose bien autre que nous ne jugeons); 3 (« La plus volontaire mort, c'est la plus belle. » C£ III, 9 et iz);lll> z (Du repentir)', 9, 12 (sur la mort).

3. References a redition de 1652. La page 730 parle de son indjjference aux « souffrances qui nous touchent siniplement par Tame », mais non aux « souffrances vraiment esseatidles et corporelles. » (II, 37). La page 331 avoue un penchant a la nonchalance (II, 4). Z. Tourueur a propose de fire 731, texte sur la maladie de Montaigne.

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