Cf. BALZAC^ Anstifpe, Disc. VL
3. C£ 3« Prwineiak : « La vente est si delicate que pour peu qu'on s'en retire, on tombe dans Terreur. »
Mais la plus plaisante cause de ces erreurs est la guerre qui est entre les sens et la raison.]
II faut commencer par la le chapitre des puis- 370 sances trompeuses1.
L'homme n'est qu'un sujet plein d'erreur, naturelle et ineffagable sans la grace. Rien ne lui montre la verite. Tout Tabuse; ces deux principes de verites, la raison et les sens, outre qu'ils manquent chacun de sincerite, s'abusent reciproquement Fun Tautre. Les sens abusent la raison pat de fausses apparences; et cette meme piperie qu'ils apportent a Tame 2 ils la regoivent d'eUe a leur tour : elle s'en revanche. Les passions de 1'ame troublent les sens, et leur font des impressions fausses. Ils mentent et se trompent a Tenvi 3.
Mais outre cette erreur qui vient par accident et par le manque d'intelligence, entre ses facultes heterogenes,..
L^imagination grossit les petits objets jusqu'a en 127 remplir notre ame, par une estimation fantasque*; et, par une insolence temeraire, elle amoindrit les grands jusqu'a sa mesure, comme en parlant de Dieu5. *
1. En marge. — Ce fragment suit iminediatement dans le manuscrit fe fragment qui pr6c£de. Pascal est amen6 par le cours de son d&veloppement a des conclusions importantes qu'il se proposait de mieux mettre en lumiere, en en faisant le debut de son chapitre (B.).
2. Lecture deTourneur qui propose aussi Fauire. Brunschvicg lit la raison.