‹ Pensées sur les plus importantes vérités de la religion, et sur les principaux devoirs du christianismeChapitre 1 sur 186 · JMPRIM.-LIBRAIRES DE N.8.P. LE PAPE · texte numérisé non relu

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ugerT HumserT naquit en 1685 ou 1686 ; u village de Vanclans , paroisse de Nodz, déartement du Doubs. Ses parens étaient d’honêtes cultivateurs ; chargés d'une nombreuse mille, ils ne néslisérent rien pour former urs enfans à la vertu et à la piété chrétienne. ieu les en récompensa ; ils virent trois de eurs fils honorés du sacerdoce. Celui qui est objet de cette notice était l'aîné. Il ne paraît qu'il ait reçu plus de soins pour sa predière éducation que n’en reçoivent commu ément les enfans dans les petites écoles de mpagne ; mais il se distingua dans ses cours d’humanités, de philosophie et de théologie.

embrassait à la fois et avecsuccès plusieurs genres d’études : physique; histoire, poésie même ; et il eût pu n'être, médiocre dans aucun. Sa piété et son zèle Yattachèrent de bonne heure à l'art oratoire, ‘au ministère de la prédication. N'étant encore que sous-diacre, il fit dans une assemblée de prêtres et de unes ecclésiastiques, à Besançon, un discours

(x) Cette Notice a été adressée aux éditeurs de la Ziëliothèque catholique , par d'anciens confrères du Père Humbert,

où l’on vit dès-lors percer son génie et Le t lent rare qu'il montra ensuite pour la chai Associé, en 1714, aux prêtres missionnai de Besançon , dits de Beaupré, il se fit rema quer par la pénétration de son esprit , la s lidité de son jugement et l'étendue de ses co: naissances. Une mémoire heureuse , un tra vail facile secondaient ses autres disposition Il avait, dans ses discours et dans son débit un genre particulier et qui n'était qu'à lui! il savait en faire sortir fréquemment des trait frappans d’éloquence ; la grandeurét la beauti des images s’y joignaient comme naturelle:

ment à la force des pensées et À la solidité del preuves. Sa voix, sans être forte , se faisai entendre dans les plus grands vaisseaux. Son air doux et majestueux commandait l'atten:

tion ; et Semblait persuader d'avance son auditoire. | Quoique par sa vocation il füt principas lement destiné à prêcher la parole de Dieu dans les campagnes, il l’annonça cependant fréquemment dans les villes, en mission ou dans d’autres circonstances, et toujours à la grande satisfaction de ses auditeurs et de ceux en particulier qui étaient plus en état de le juger. Aussi produisait — il les plus grands fruits dans le saint ministère ; les fidèles de

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tes les classes s'adressaient À lui avec la me confiance. Estimé, recherché, chéri tous; ilse communiquait très-peu, n'aimait seprêter qu'aux besoins des ames, et ne vouit avoir aucune assiduité chez les sets il en voyait de temps en temps, c'était le eseulquile conduisait dans leurs maisons, t pour rétablir l'union ou la subordination 15 les familles , soit pour ramener des unes gens dans les voies de la sagesse, soit n pour faire cesser quelques scandales.

Si l'on accourait de toutes parts à ses serons , les personnes de tous lesrangs n'étaient s moins empressées de l'avoir pour guide leur conscience au saint Tribunal. Souvent fut appelé aux retraites ecclésiastiques, et Ly secondait avec succès les directeurs du éminaire. Il fut ainsi, pendant de longues innées ;, l’apôtre des simples fidèles et des rasteurs; et, comme il joignait toutes les rertus chrétiennes et sacerdotales au zèle et \ la science, il eut le mérite si rare de servir ong-temps de lumière et d'exemple à “tout e diocèse. Il mourut en 1778, âgé de 92 ans, iprès avoir travaillé plus de 60 ans dans les hissions, et passé 65 ans dans la société des nissionnaires, dont il fut long - temps le lirecteur.

Le Père Humbert a laissé les ouvrages sui vans : 1.° ° Pensées sùr les plus importantes rités de la Religion ; 2.° Instructions chrétien pour les jeunes gens : ces deux ouvrages son - jnstement estimés, et le premier est répandi partout ; 3.° it abrégées sur le devoirs et les exercices du chrétien, à l'usag des missions des prêtres missionnaires di diocèse de Besançon ; 4.° Instruction sur lé égaremens de l'esprit et du cœur humain, sur les vertus nécessaires au salut ; 5.° plu sieurs Cantiques spirituels insérés dans le recuéils de Cantiques à l'usage du diocèse d Besançon. | 4

Il a laissé aussi, en manuscrit, un ouvrag sur les vertus ecclésiastiques, les devoirs de pasteurs et le gouvernement des paroisses!

une histoire assez étendue de la communaut des missionnaires de Beaupré ; des sermons mais il n'en reste qu’un bien petit nombre les autres ayant été perdus. Dans tout ce qù reste du Père Humbert , on voit toujour l'homme éclairé, le prêtre vertueux et pleï de zèle, et enfin le savant formépar sa longu expérience et par son application constantes l'étude.

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