‹ Pensées sur les plus importantes vérités de la religion, et sur les principaux devoirs du christianismeChapitre 92 sur 186 · CHAPITRE LXXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXXIV

De la Confession sacrilége.

I. On abuse du sacrement toutes les fois qu’on y cache avec connaissance un péché mortel, ou lorsqu'on ne

veut pas quitter un péché mortel qu’on accuse. ÎLes péchés ne sont pas remis par une telle confession , et on se rend coupable d’un nouveau crime, qui.est le sacrilége, crime ordinairement plus énorme que les péchés qu'on accuse. C’est y ajouter un sacrilége encore. plus horrible, lorsqu'on communie en cet états ».« -

Vous découvririez les plaies de votre corps un mé: decin , pour vous conserver la vie ; pourquoi avez-vous honte de découvrir les plaies de votre conscience, pour sauver votre ame? Peut-on être guéri quand On. ne veut pas déclarer son mal ? Il faut indispensablement au moins confesser ses péchés mortels, quand en le peut, pour en avoir le pardon , ou brûler pendant léternite : choisissez. g

IT. Prenez donc garde de vous laisser surprendre par la honte. Lorsqu'on y succombe, on s’accoutume insensiblement aux sacriléges on s’en fait une-habitude ; cette habitude sacrilége étant formée, que doit-on espérer de celui qui abuse ainsi des remèdes mêmes. du salut? [n’est point d'état plus malheureux et plus cruel. Les remords de la conscience, qui suivent le sacrilége, sont comme un bourreau qui ne donne point de reliche. Le démon profite de cet état pour porter une ame aù découragement; et, pour la tromper, il lui persuade qu’il n’y a plus de ressource. Dans ces troubles et ces agitations, on s'ennuie de la vie, on perd la confiance, on se livre à toutes sortes de vices : Subläta spe, dit saint Thomas, érrefrenate homines labuntur in vitia. Mais

d’un autre ‘côté, lorsqu'on envisage la mort, les juge-

mens de Dieu, l'éternité, on se sent saisi: d'horreur. Oh ! quel état que celui d’uné conscience ainsi tourmentée ! Quel repos peut avoir une ame qui porte ainsi, par sa malice, son supplice et son enfer avec elle?

Le remède à de si grands maux, c’est d’avouer sés fautes et ses sacriléges avec confiance et avec humilité. Ne vaut-il pas mieux, dit saint Augustin, déclarer ses péchés, et subir une confusion d’un moment, devantun homme rempli de charité , que de souffrir une confusion accablante au jugement de Dieu, devant les anges et devant out l'univers P

LAN AUD, 46 + D 1e UE à ï xjours horreur de la confession sacrilége, : » : sviler, je porterai constamment au tribunal sacré. la us entière, afin de ne rien faire de tout ce que je dois accus né douleur amère de mes péchés , avec la résolution, ferme de ne plus les commettre. ke sd +82 Enfin si j'ai fait quelques confessions qui n’aient pas été entières par ma faute, ou si j'y ai manqué de contrition , je communiquerai vec franchise toutes mes peines à cet égard à mon Confessetr ax 7 à réparer le passé, suivant ses sages avis. Mon Dieu » ardonnez-moi l'abus que j'ai pu faire jusqu'ici d'un sacreme S voue faites éclater d’une manière si touchante votre! miséricorde envers nous.

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