Ce podme aussi est maintenant public
1U FBRSIOHB ET POETES.
fuyant le monde et le bruit, ne se donnant avec joie qu'au commerce intime de quelques amis. Sa bonte, sa puissance de sympathie, ses scrupules dc conscience se manifestent dans sa vie comme dans ses ceuvres. Tous les lundis, dans le petit appartement d'ou i! domine la cour d'honneur de PlSlysee, it recoit les jeunes poetes qui viennent lui confier leurs peines ou lui montrer leurs productions : il s'interesse aux unes et aux autres, et prodigue affectueusement les encouragements et les conseils. Esclave jusqu'a la minutie de tous les devoirs, et mfime de
... cet implacable easaim de devoirs parasites Qui pullulent autour de nos Liases a the- ',
on le voit sans cesse emu par la crainte d'avoir sembl4 indifferent a un appel amical, d'avoir neglige 1 une politesse, d'avoir trop tard6 a repondre a une lettre ou a lire, plume en main, un de ces manuscrits qu'on ne craint pas de lui envoyer de toutes parts. Chacun de ses confreres sait qu'il n'est pas d'academicien