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COMÉDIE EN TROIS ACTES

de

M. RENÉ FAUCHOIS

Réeprésentée pour la première fois sur.le Théâtre des Champs-Elysées.

le Si Mars 1923,

Ce numéro ne doit pas être mis en venfe sans celui du Théâtre et Comædia Illustré portant la date du 15 Février 1924

Fous droits de représentations,

traductions, reproduction} ré * x SETYÉS pour tOUS PAYS, V COMPIAS

ZART

- “ Loue :

Comédie en trois actes de M. René Fauchois

* Le À & ét

Le 31 Mars 1925.

: pour la première fois sur le Théâtre des Champs-Elysées

À Lucie CAFFARET,

; ; ; o : Pres MAUR La) Let qui, sous Ses doigts prestigieux, fi Linagiifiquement an

É l'âme même de Mozart, à son génie doux et fort, en très affectueux hominage. LR Re F. Ve

{ pe” | PERSONNAGES | RD be Cd ana eee Le dre. di MM. RENÉ CFAUCHOIS Du nd dla es eee Le GHILAIN ER de QU Load gun: MAURICE-MavEN.

en eau tans d aLA qe de ne die leva dans qu di, . FTUCHET. On. MAD nu nan des en die ess red ee |. GEORGES- -Raour. an ne NU A an a De Bo an de D cn at N | BoUTHORS. AR ar en Re dut er à LAVOR.. :

hi ne pin nie, JEAN VIEUILEE.

de de en a ae ot Lavy, D nan. die uen et nacs à». cuMimes, MADV-DERRN. Fr 0 sn à Cab hant iranien ve SYLVETTE FILLACIER. nu PR diem ti sa are GEORGETTE CAMP, ho de a en en te HÉLÈNE MELVYL.

2} PR » | 1 ns .

Ô + SPAS ere ” F TEE : !

. ACIE- PREMIER à : Le

A Mannheim, chez Fridolin Weber, le matin du vendredi 13 mars 1578. “

La Voix DE MME WEBER ju 4 ConNSTANCE Rp et SE 5 Une seconde !

CONSTANCE La Voix DE SoPHïE or Je balaie! ne ESS Constance, apporte-moi mes souliers !.… AE La Voix DE MME WEBER | ë ea : en nn é ONSTANCE no.

: Tout le monde

ru 1 PAROI en même ternps |..: Se ere

Mass, maman...

AÂLOYSE “Lu Voix DE MME. WEBER

Le nœud tient?

oo Atovss. entrant. | do Carto. ee

Veux-tu m'attacher, Constance, mon ruban ? AE { | À TEE Oui! dé

Ja Vorx pe Mme WEBER | ALOYSE, ere

) | . Merci!

| Cons TANCE AN D PA Voix DE Mme WEBer 4 Làl AR Te moques-tu de moi, Constance d:

La Vorx DE MuE WEBER cn | Consrance :

se | Constance ! RE Rd Dee SUR Me: voici!

JosePHA, venant de la cuisine.

de Fe couteaux ?.… | La Voix DE CONSTANCE

Dans la petite armoire, SU o dernière planche, en haut ! !

de Joe |

LÀ

Quelle mémoire |

LA VoiIX DE SOPHIE à présent, je vais salir mes bas!

. La Voix DE CONSTANCE 1. souliers sont auprès du feu !

LA Voix DE SOPHIE

Si je je marche à

Me les donner ?..

CONSTANCE, traversant la scène.

Attends ! Je vide une cuvette !..

ALOysE, montant ne gamme en s'accompagnant au clavecin.

Nou ous ne te gênons pas, papa ?..

: FRIDOLIN Non, ma fauvette !

ALOYSE

Nous faisons tant de bruit, toutes les cinq, ma foil| Tant mieux !

Que quelquefois je me demande comment, toi, Tu peux continuer ta tâche !.….

FRICOLIN Un tel vacarme, | Pour mon cœur paternel, ma fille, est plein de [charme !

. cris que vous mêlez en vous interpellant Sur un rythme tantôt rapide et tantôt lent, Les plaintes de ta mère aux grondements de basse, La flûte de Sophie à la brise qui passe En avril au-dessus des bourgeons, vèrts déjà, Pareille, le hautbois pensif de Josepha S'exaltant au fumet d’un plat de résistance, Le petit violon velouté de Constance, Et ton chant, Aloyse, où chantent tant d'oiseaux Qu'on se croit à l'entendre au milieu des roseaux, Et surtout quand se tait l'instrument que tu touches, Tous ces mots à la fois jaillis de vos cinq bouches, Ces appels, ces clameurs, ces reproches qui font Autour de moi sans cesse un murmure profond, . orment pour mon vieux cœur et pour ma vieille [oreille Une musique exquise et vraiment sans pareille !..

AL OYSE Je n'imaginais Das FRIDOLIN

Plus tard, tu comprendras, Erout si Dieu t'en met cinq aussi sur les bras, Quand tes enfants crieront non loin de toi, ma fille, La douceur de ce bruit, le chant de la famille !

ALOYSE Celui que nous faisons à nous toutes, rl Doit te troubler l'esprit parfois ?..

FRIDOLIN

Pas un instant !

Si je le veux vraiment, votre mère et vous quatre,

MOZART

Tu ne veux pas L'odeur de ton pâté, ma fille, est délectable

Mes filles, vous pouvez hurler en “chœur,

ÎJe n entends rien, mais rien, ce qui s app

ALOYSE Papa, tu n'es pas sourd 2...

FRIDOLIN

eo

Un vieux mus Ce serait bien mon droit ! Mais lorsque j je co | Vous croiriez mettre, en vain, mon or

Avec vos claquements de portes et vos cri J'écoute seulement les notes que j'écris !

MmE WEBER, entrant el veniflant, à Fo

CONSTANCE [Attrape tes souliers, Sophie !....

Reese, batiant des mains.

A table | At

ALOYSE

Viens, papa | | MME WEBER Je me sens un appétit d

* JosEPHA MME WEBER J'ai soif aussi!

FRIDOLIN “ Ne bois pas trop d

Cæcilia !..

ue WEBER Comment ?.

I'RIDOLIN : ce Mes pages sont moins" Il me faudra changer mes verres de lunette ALOYSE

Papa, quitte à présent ta plume et tes papiers

MME WEBER

Mets-moi le tabouret, Constance, as Les pa 4

CONSTANCE

Oui, maman! :

| MME WEBER Fridolin !

FRIDOLIN Tu m'appelles, mo a

Mmz WEBER : 0 Viens manger, mon ami! Tu vois bien qu | “fu

FRIDOLIN

Je n'ai pas faim !

MME WEBER

Vraiment ?

JosEPHA De mon pâté |

FRIDCLIN

MME WEBER La Fridolin, ta santé me donne Cu souci D

ee ALOYSE Papa ! + | à ; ne DR OEEe ET AT Cr Le ELA dec FRS CLS Res o 2 ; # Se RS CLIN de go Lan

k ae :

; . ; :. “ ie ne É. Aire re RER 2 Ps D ; : ti L% à tue RE F dé ME MENT AT EENSU A AP IA Dao Te A ms RUE FAUA j 2 À PRE se Fi MoiRe, oo ne <.

ne à FRIDOLIN ru <

‘Je suis heureux! ; So . MME WEBER i Tes maux, toi, tu les poétises Le.

cr

rossignol deg râce, une roulade !

MME WEBER. Re

Josepxa Mais l'argent ne fait pas.

de grasse et ee a des tons gris d'il quiètent 1

FRIDOLIN Ne dis pas de bétises 1

MME WEBER Tu n'as plus d’ appétit, tu ne dors plus du tout: Je me demande, moi, comment tu tiens debout |

| FROLIN :

Bah !

ME WEBER mes Tous les j jours tu maigris ie

È | Josrpua

t arrêteras- -tu, copiste opiniâtre ? FRIDOLIN NT e MME WEBER L'habitude !

ton emploi de souffleur au théâtre ALOYSE t pas s suffire à nous faire vivre ? Men Toujours le Den quelque énorme Partition !

no à ME WEBER

/ NN Oui, e scandaleux, fantastique, inouï, ois obligé de faire des copies !

La nuit est faite pour qu'on done Fi

® FRIDOLIN {Si le ciel n’avait mis ces vierges sous mon toit

FRIDOLIN Je pOurrais te répondre égrillardement pe

) nheur d’ avoir cinq enfants | ES

.MME WEBER a Mme WEBER à | = Doigt Tu l'expies ?

Du Seigneur, posez-vous sur ces lèvres impies !.… FRIDOLIN ; : CONSTANEE

MME es En ce moment, papa, qu'est-ce que tu copies ?

. Est- -ce un péché ? | es | . FRIDOLIN | Rosemogde, opéra nouveau, dont le livret : N'est pas bête ! | | | ee

ALOYSE Qu'on ose seulement

r quatre cents florins de traitement, de Las on à : indignité dont Charles- Théodore, | 2 ‘ iste, devrait rougir !.…. | . FRIDOLIN à

Il a vrai!

FRIDOLI À | Me WEBER Je vous adore !

Pure Pendant que tout Mannheim dort sur ses deux < oreilles.

ues trop | [ cu, é Ë is FRIDOLIN , men CONSTANCE Deux oreilles, c’est peu pour tout Mona Moi, je te le défends !.…. | : |

k ….. MME WEBER

FRIDOLIN ; Tu veilles,

ue je prends m'est douce, mes enfants, Lois :

elques kreutzers qu'elle ajoute à ma paie FRIDOLIN

e feu l'hiver dans la maison plus gaie, J'ai de l’insomnie !.… ï

plat sucré sur notre humble menu MME WERER So Le, une belle image au mur moius nu, Eh bien ! je te prédis.… e

n dans vos cheveux, et des pensées

s vos fronts, futures fiancées !.. Hp

Non... laisse-moi gagner en paix mon paradis !.….

MmME WEBER Un homme comme lui, d’abord, plein d'en

ALOYSE ET SOPHIE

OSEPHA Jo Et de savoir, docteur pour la théologie, | cher papa | Souffleur !.… se . CONSTANCE à FRIDOLIN | ; Nous t’aimons! Ingrat métier : je ne l’ai pas due ! Mur WEBER, l'œil humide. Mue WEBER Fridolin | Du fond d’un trou qui sent le fard et le moisi, FRIDOLIN - [Secourir des in les mémoires rebelles fes ee | RIDOLIN MME WEBER Il est, je le sais a des carrières pius piles.

fais ss maintenant, C 'est malin! nue doué de talents divers, 1 n'ai pas, su.

Me pousser et j'exerce un état peu cossu.

Néanmoins, sur mon nom pas une ombre suspecte.

Pour passer en tous lieux sans honte et le front haut.

Vous êtes, mes enfants, instruites, et plus d’une!

Dont le père eut pour lui le rang et la fortune Emviera vos talents et vos bonnes façons.

Vous. avez eu de moi, mes filles, des leçons - Qui vous feraient briller près de bien des Altesses. Donc, croyez-m’ en, chassez loin de vous les tristesses. Qù'on nous rende. justice ou non, le principal C’est de vivre en chrétiens, et de haïr le mal! Ainsi je vis. Ainsi vous vivrez, je l'espère. Ce que je vous dis là me fut dit par mon père, A qui.son père l'avait dit au temps jadis, Et vous, à votre tour, le direz à vos fils !.… SOPHIE Amen !

FRIDOLIN Je prêche bien, n'est-ce pas ?

Mme WEBER C'est peut-être ud dommage, après tout, qu’on ne t’ait pas fait ; [prêtre !.….

FRIDOLIN - J'aurais bien embrassé ce métier-là, ma foi | Mais, que veux-tu ? J'ai préféré t’embrasser, toi !.….

Mme WEBER Tu ris, mais je sais bien qu'au fond cela t'igrite Qu'on méconnaisse ainsi dans Mannheim ton mérite! dede FRIDOLIN .

N'ai-je pas eu mon jour d’ orgucil, quand le hasard Amenña sous mon toit ce jeune dieu, Mozart ?

Vous avez. devant lui joué toutes les quatre.

Ii était là, debout. Que mon cœur a pu battre ! Aloyse à chanté, puis Josepha ! Ses yeux Allaient de l’une à l’autre, étonnés et joyeux. Alors — je ne l'ai pas bien entendu, peut-être ? — «On voit qu'elles ont eu les leçons d’un vrai Maître ! Voilà ce qu'il a dit, le pur musicien |!

Vous. prétendez, après cela, que je n'eus rien,

Que l'on m'a méconnu, que je Suis un pauvre homme, Mais de plus fiers que.moi, j'attends qu'on me les

[nomme !

MME WEBER Monsieur Mozart a fait ta conquête !.… Le | : SOPHIE ; | Papa

N'est pas le seul ici que sa grâce attrapa f...

JOosEPHA C’est qu ‘il a des façons très nobles !..

FRIDOLIN Pour son âge [1°a: déjà. tant. vu!

Muc WEBER Sa. vie. est un. voyage . Perpétuel, depuis qu'il a: treize ans !..

FRIDOLIN Toujours.

| Dans le palais des grands, acclamé par les cours li [l

Hôte des Empereurs, des Rois. et des Evê Tout souffleur que je suis, partout on me respecte. | % Pauvres, nous n'avons pas manqué de ce qu’il faut |

Ce n'est ps vrai !.…

Me ds FA

FRIDOLIN À

Ses souvenirs tiendraient dans des bibliothà

S'il lui plaisait de tout évoquer !. 4

| JosEPHA APE ER L

6 ; Comme il En contant ses succès |!

MME WEBER

C'est qu'il a de à

AE

FRIDOLIN ær Quel prestige. que l'art ! Lui, ni noble, ni. Il partagea les jeux des infantes d'Autriche L'Empereur Franz l’a fait sauter sur ses gen Et. simple il est resté, puisqu'il vient là, chez Qu'il ne dédaigne pas Je modeste copiste Et le pauvre souffleur !.…. | :

SOPHIE, goguenarde.

Quel bon cœur !

. FRIDOLIN % : Quel SOPHIE Est-ce Qu vient nous voir si souvent sans ra

FRIDOLIN Qu'est-ce à dire ?.….

FRIDOLIN J'adore la musique. et comme il en est l'ange Je voue à son génie un culte sans mélange !

S'il nous aime en. revanche et s’il se diverti

Sore Enfin, il est charmant et quand il improvis Ses regards sont bien doux, n'est-ce pas, AI

en,

ALOYSE Mais je n’en sais rien !.….

ne

ALOVYSE

SOPHIE IR Ses yeux n’ont aucune dou ALOYSE 1

Je n’ai pas dit cela !

| SOPHIE

J'y vois clair, moi !….

ALOYSE FRIDOLIN

Pigne | Tiens ! Tiens !

| ALOYSE LORS Empêchez, papa, qu | C {

Sornre

Fi Mu Wxser

: SoPHrE DIE sent très bon ! IL se fait bien friser |!

Se ALOYSE

1% SOPHIE t comme il m'embrasse à toutes nos rencontres marqué qu’il a sur lui deux belles montres !.….

pa JosEPHA le folle 1... a.

Se SOPHIE.

Il les met ensemble et c’est pourquoi

ve toujours en avance !...

Mme WEBER Tais-toi Es ses

] Pa d’ abord.

ALOYSE Oh! quelle petite oïe !.… SOPHIE

‘aperçoit maman ou père ou Josepha,

onstance battant les coussins du;sofa,

rès du clavecin ouvert, seule...

ALOYSE Sophie !..

5 SOPHIE

e le cache pas : moi-même qui solfie !.….

MME ane

SOPHIE un t'a baisé les deux mains labtre SOIT,

: JosEPHA : Quels yeux !… SOPHIE Tail air de ne rien voir !..

ALOYSE e remerciait pour mon chant !.… : SOPHIE

. Tu m'amuses !.… FRIDOLIN assez !.. Je crois, par les dunes Muses, connais le cœur d ri et je. sais

2 Sets L | | pourtant . tous les deux, quand il joue

cieux que ta sœur a chanté

d à Kircheim-Boland la Princesse d’Orange a )pêla tous deux ! Je ne vois rien d’étrange, ! ni de bien propre à me remplir d’émoi

ne ee e ui | MOZART

LE, 4 s

Ce n’est pas si souvent que de fines oreilles Peuvent se régaler d auditions pareilles !

Que la voix d’Aloyse et l’exquise douteur De son chant aient séduit le Maître, et que ta sœur. Reçoive avec plaisir, à la fin d’une étude,

De sa galanterie et de sa gratitude,

Un compliment qu’elle a plusieurs fois mérité Ne me fait point douter de son honnêteté !

Quoi qu'on pense, un Mozart n’est pas, crois-moi,

Sophie

De ces gueux dont il ut qu’un père se méfie !..

MuE WBBER

Cet Han ne se rend...

FRIDOLIN

D’ ailleurs, dans. quelques jours,

1 Ne partira-t- -il pas ?

|: CONSTANCE Hélas !

ALOYSE n EUX 2.

SOPHIE È Pour toujours ?

FRIDOLIN

| Mozart est à Mannheim depuis cinq mois. Sans doute,

À la fin de l’hiver il reprendra sa route.

Or, en mars nous voilà !..

CONSTANCE ue

Tu crois qu'il s’en ira ?

FRIDOLIN

Il rêve pour Paris d'écrire un opéra !..

J'ai cru que notre Prince allait se faire gloire

D'engager sans retard un talent si notoire !..

I! n’a pas ébloui que moi! Tous nos chanteurs,

Tous nos musiciens et tous Les amateurs

De la ville n’ont eu qu’un cri pour qu'on appelle

A la cour, comme artiste ou maître de chapelle,

Le merveilleux jeune homme à qui, nous le voyons,

L'art devra quelques-uns de ses plus purs rayons |...

Voilà bien trop longtemps que l’Electeur barguigne !

Et ce Maître divin, ce virtuose hors Hgne, <

Cet improvisateur de génie est ici

Qui donne des leçons et vit dans le souci !

SOPHIE Eh bien ! moi, je prétends, sans être prophétesse, Qu'il ne s’en irait pas, malgré J’impolitesse Du Prince, si quelqu'un, ou quelqu'ure, qui plaît Au Maître lui chantait certain peti: couplet A Dont je ne connais pas la musique moi-même Mais dont le refrain est, m’a-t-on dit : Je vous aime |

ALOYSE Oh ! je te giflerai !.… SOPHIE SL Cu poux.

ALOYSE | | & Laisse-moi, Constance !..

=" FRIDOLIN Allons !

ALOYSE Je veux la punir !.…

& - Fe G. SU #) À je à d à el Au ; k 2 RE y Pers x F À il LOU ee CRE CAS AN ù 6 é - : MOZART is | f E À va Se w: . < 2 63 ñ HN 7 f - SOPHIE Le chant, mélant leurs voix sur des x ÿthmes

te fq Peut-être en à dépit d” eux aura mêlé deux cœætL

. MME WEBER n nous faut le savoir, Fridolin 2

| Oh ! pourquoi ?

Fc A A Joserxa

Que t’importe !.. du.

An | ALOYSE ; k Je hais son persiflage !.….

“ (Sonneite.) | A | Frmonx CONSTANTE ou Mme WEBER . MME Wine ‘Shoes Et que fait Aloyse, à présent LE

Qui peut venir déjà ?.… ; Joserna

Elle ve me Weber et J ete rejoignent Aloyse.)

La Voix DE SOPHIE 1 Ah aous parlions de vous, monsieur Mozart ! L

4e La Voix DE MozaRT io en a, FN ENTa ER

La Voix DE SOPHIE :

Jamais, monsieur Mozart, une Weber ne mer 1

- LA Voix DE MozaRT .

J'en suis heureux, Sophie.

La Voix DE SOPHIE Et moi, j'en suis trés

FRIDOLIN Tu n’'attendais po onne ?

re le plateau, Constance. Essuie un peu

La table, Josepha. Mets du bois dans le feu, . | Sophie Ouvre, Aloyse.

LA PALOYSE > I1 faut faire entrer ?

FRIDOLIN fa i Comme

D'habitude Le . vs MME WEBER Non pas : demande qu "on se nomme |

La Voix DE ro si C ‘est pour la copie, on est absent !..

Je suis votre valet l...

: FRIDOLIN ue à ee = Pourtant !….

| MuME WEBER

Ton père a déjà trop de travail pour Vinstant |

- La Voix DE SOPHIE Je suis votre portière !

| (On entend Des la porie que. Sophie ie

FRIDOLIX FRIDOLIN tn sais bien qu’à Mannheim je suis le seul qui sache Entrez, jeune et grand Maître ! ; Transcrire un manuscrit sans rature ni facRe MozART do .Mue WEBER Ami 1 : “Tant Dis | ERIDOLIN :

Ne ae SOPHIE 2 16 suis cor re On à gratté la porte. De vous voir. Et si Dieu m'’exauce, qui m'en ‘ Joser A EL mettra sous vos pas gloire et bonheur ense < : Alors, c’est lui... MozART + : | . ALOYSE À Hélas ! on Ouvre, Sophie ! ne SAR | HA Ù FRIDOLIN ie | : - CONSTANCE . Vous n'avez pas bonne mine, il me sem . Il viéht de bonne heure aujourd hui ! MozART io FRIDOLIN, à Aloyse qui disparaît dans sa chambre.| Te suis désespéré, monsieur Weber |... * Pourquoi n'ouvres-tu pas, Aloyse ? | FRIDOLIN 0 De SOPHIE 2 | ie | | Quels: you HR GE J'espère! $ MozaRT He 4 = Qu'on ne me trouve plus si folle ! Vous ne lés vérrez plus ni nee ni joyeux ! l ne AMOR : FRIDOLIN Je vais quitter Mannheim !.. J ji | nee Ouvre ! ee pre does tr "SOPHIE ; 1 ; NOUS \ : Oui, mon père, LATE MOZART.... (HER Ve. : : ME WEBER a Mon père, parle Fridolin ! | | | Aujourd’hui me l'ordonne, et je dois me soumett: 4 FRIDOLIN | Il sait que Son Altesse Electorale, après Je suis sûr que jamais dans son âme | M’avoir complimenté souvent pour mes pr î Mozart n'a rien voulu qui mérite le blâme !.… - —— Lorsque j'avais sept ans, j'ai joué dans sa Aloyse ressemble à sa musique un peu : E£ si je valais dix, à présent je vaux mille Elle en a la douceur, la sveltesse, le feu ! [Ne m'a pas jugé digne encore de l'honneur

Un jeune cœur saitil jusqu'où l'art le soulève ?| D'un emploi dans sa cour comme com ( Fi S'ouvrant pour aimer, il croit encor qu'il rêve | 1Ou maître de concerts L... ice

“ . HS Ro Es Une telle injustice otre ; Prince ! LH

Moses

Fe

io Elle le. rapetisse | AFRIDOUIN : ie ae

Mozart Pour amuser ses enfants étoundis urtant gaspillé bien des après -midis !

| “ie mal qu’on prend pour les grands de la [terre ble a 1 Parfois, ils choquent notre verre, ous offre un repas (entendu qu'au dessert paierons notre écot par un petit concert) | Pt banal — pas DA | —- on nous = [charge, croit avec nous s'être montré fort large d d’ un pauvre bijou, d’une montre... (pardon ! J'en ai déjà cinq !) on nous fait don! Queldon! ant joué pour rien, partout, fait tant de courses Mannheim qu’à présent nos modestes ressources 1e permettraient plus d’y passer le printemps. ère, à qui j'écris depuis six mois : J'attends ! igue !.… C'est à Paris qu'il veut que j'aille. | prétend- -il, du moins, si c’est l’âpre bataille, sque la fortune et la gloire : un succès e faire, en un jour, l’idole des Français be m'a vu déjà lorsque, petit prodige provisais comme un oiseau siffle et voltige.

riolon d'enfant charma les Parisiens.

ee. gens-là sont-ils vraiment musiciens ?

FRIDOLIN La vie est à monter sans cesse,

MozaRT vous quitter tous une immense tristesse | : Ê

| age, ami !

Pre FRIDOLIN son ‘Prince, hélas ! dont l'absurde mépris se 0 La VOUS, tout Mannheim a compris

des ‘votre me navre. Nu étions, ce de nous voir sur des nie

s des amis, n'est-ce pas ?.. Aux chandelles, mes enfants chantaient et que vous, auprès LE : {d’elles,

rise leurs voix devant le ee

ent battre autour de soi des ailes d’an ges Le a C’est fini... Vous serez pas au Li.

de de Mannheim, vos ee victoires toit qu’éblouit votre génie en fleur, \ Re saurez plus le nom du vieux souffleur. Ve

“3 Fr =-MoOZART Weber, il faut, tout à fait et sur l'heure, écouvre ici mon cœur qui saigne et pleure !..

FRIDOLIN , ve Retire-toi, Sophie !.… nn. en - MozaRT.. US mt Au contraire !.… Je VOUX, ee Si vos autres enfants sont là, que devant eux Ainsi que devant vous et devant votre femme Un aveu solennel montre toute mon âme!

/ FRIDOLIN Sur . point de gagner Paris, monsieur Mozart Vient vous dire : (S Au revoir ! » à tous... Venez...

SOPHIE, à sa mère ei à ses sœurs qui rentrent. Il part ! 1.6 Oui, madame Weber, oui, deuces jeunes filles Qui m'avez prodigué vos amitiés gentilles, A l’ordre paternel de quitter ce pays Je ne puis ni ne dois résister. J’obéis, Bien qu’un chagrin mortel doive être mon cortège. « Après Dieu vient papa tout de suite », disais-je, . Lorsque j'étais enfant. Et je m'y tiens toujours !.….

JOosEPHA Vous partez ?... ; MME WEBER Quel malheur !

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